
Qu'en est-il de ce pauvre qui mendie dans la rue et qui voit ses jours se ressembler ' Qu'en est-il de ce père de famille qui ne touche que 12 000 DA et qui est obligé de jeûner pour boucler le mois 'Qu'en est-il de ce jeune diplômé qui travaille dans le cadre du filet social depuis plus de 10 ans avec un salaire de 9000 DA et qui ne sait plus où est son avenir ' Qu'en est-il de cet écolier qui, après avoir terminé son année scolaire, doit se mettre au travail pour gagner sa vie et pouvoir mettre un peu d'argent de côté pour la prochaine rentrée ' D'autres ne font rien, ils sont là à compter les jours passer au bout de la rue ou s'adossant sur un mur. Pour cette catégorie sociale, les vacances sont loin d'être la période où les contraintes quotidiennes s'écartent pour céder la place au plaisir et aux loisirs.Ce sont de ces personnes-là que l'on parle lorsqu'on ne qualifie pas les vacances de repos, de loisirs et de plaisir. En effet, cette tranche de la population fait partie de la couche sociale la plus démunie et la plus nombreuse ; ainsi, pour cette dernière, les vacances ne sont guère différentes de leur quotidien qui se présente toujours aussi précaire et incertain. Mais pour d'autres, c'est quelque peu différent : comme cet enfant qui s'en va passer les vacances chez sa tante afin de marquer une coupure avec sa vie de tous les jours ; comme ces jeunes adolescents démunis qui, avec 30 dinars, passent des vacances «idéales» selon eux dans la piscine de la commune de Medjana, ou d'autres qui cotisent pour aller passer une journée à la plage la plus proche, Souk El Thenine, Jijel ou Boumerdès, mais qui restent néanmoins misérables comparés à certains.Et enfin, il y a ces gens qui partent à l'autre bout du monde pour jouir des plaisirs de la nature, de la découverte mais surtout du luxe ; un luxe que ne peut se permettre qu'une petite minorité de la classe sociale qui passe ses vacances, souvent très prolongées, à l'étranger dans les plus beaux endroits de la terre et les plus prestigieux hôtels. Non, les vacances ne sont pas toujours synonymes de joie, de repos et de détente lorsqu'on s'aperçoit que les couches sociales ont des manières très différentes de les passer. C'est ainsi que l'on remarque une fois de plus à quel point les inégalités sociales reviennent chez nous et que le fossé entre riches et pauvres ne cesse de s'agrandir.C'est bien dommage de constater que certains jettent l'argent par les fenêtres, tandis que d'autres doivent courber l'échine pour gagner quelques sous pour survivre. La notion de vacances diffère selon les moyens, ces dernières sont devenues un produit de consommation comme un autre. Si certains peuvent y avoir accès, d'autres préfèrent les vivre à leur façon.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.elwatan.com