
L' analyse de la situation du secteur de l'hydraulique fait ressortir d'importants efforts déployés par l'Etat pour combler le déficit en eau dans plusieurs régions du pays. Dans un premier temps l'effort a porté sur la mobilisation des ressources souterraines alors que peu de projets ont été réservés à la mobilisation des ressources superficielles. Si l'on considère qu'avec les premiers indices d'une éventuelle sécheresse dans le pays, la côte d'alerte en ce qui concerne les eaux souterraines est déjà atteinte et cela est prouvé par la fluctuation des nappes, l'asséchement des puits, etc.), d'où le plan d'action du gouvernement à maintenir le rythme des grands projets structurants et le déploiement de nouveaux efforts dans la mobilisation des eaux superficielles, et par consé- quent dans l'achèvement de la construction des barrages et des retenues d'eau, et ce en dépit de la crise économique et financière en vigueur. En ce qui concerne l'alimentation en eau potable, les besoins minima dans certaines régions du pays ne sont pas satisfaits dans la majorité des cas et la situation est plutôt inquiétante pour certains grands centres urbains. Au même titre que pour l'alimentation en eau de la population, les unités industrielles sont également perturbées du fait de l'irrégularité de leur approvisionnement en eau. La dotation actuelle qui leur est accordée reste très insuffisante pour leur bon fonctionnement. Le caractère stratégique du secteur de l'hydraulique qui conditionne le développement économique et social, l'ampleur de ses programmes, impliquent dès lors des mesures urgentes et impératives pour corriger les insuffisances et améliorer les contions d'entretien, de gestion des infrastructures hydrauliques, d'études et de réalisation. Par ailleurs, dans le domaine de l'assainissement et pour nombre de centres, les réseaux ne sont pas entretenus ni curés correctement. II est pour preuve les inondations enregistr ées à chaque forte chute de pluies. Alger, la capitale du pays est le meilleur témoin de ces catastrophes naturelles. Pour ce qui est de l'irrigation, de gros retards ont été enregistrés en matière de rénovation des réseaux d'assainissement de l'ensemble des périmètres irrigués et de mise en valeur de nouvelles superficies. Cette situation, résultant d'une absence de gestion et d'entretien des aires d'irrigation a contrarié l'objectif d'intensification agricole. L'impérative nécessité de satisfaire les besoins en eaux, induits par l'expansion démographique et industrielle d'une part, et la demande en produits alimentaires d'autre part, " situe le facteur d'eau au centre de tout processus de développement économique et social ", a souligné dimanche à Bordj-Bou-Arreridj, le ministre des Ressources en eau et de l'Environnement, Abdelwahab Nouri. Il s'agira donc de résorber de façon impé- rative, les déficits constatés afin de réduire les tensions qui existent dans l'alimentation en eau potable, d'améliorer la situation du secteur agricole, d'améliorer le fonctionnement des unités industrielles et les conditions de santé et d'hygi ène de la population. C'est donc autour de ces objectifs que s'articule la stratégie à moyen et long terme du gouvernement afin de mobiliser et de développer les ressources en eau.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B C
Source : www.lemaghrebdz.com