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CABBA : l'ex-entraîneur Azziz Abbès défend son bilan



CABBA : l'ex-entraîneur Azziz Abbès défend son bilan
Un fait rarissime se produit actuellement à Bordj Bou-Arreridj, l'ex-entraîneur du CABBA, Azziz Abbès riposte après quatre mois de sa démission. Plus exactement pour exposer son bilan et dénoncer la mise à l'écart des cadres de Bordj Bou-Arreridj. S'il ne dit pas tout, il laisse entendre qu'il a subi un traitement très particulier du côté des responsables...
Il ne s'exprime que sur son club actuel, le WR M'Sila et n'a pas donné une interview sur le CABBA depuis son départ, il y a plus de trois mois. Azziz Abbès a quitté le CABBA juste après la 17e journée. Mais là où certains se seraient régulièrement apitoyés sur leur sort, le Bordjien a, lui, choisi le silence. Du moins, c'était le cas jusqu'à aujourd'hui, puisqu'il a accordé une conférence de presse où il laisse clairement entendre que les responsables du CABBA ne se sont pas comportés de manière décente avec lui : «Je suis un fils du club et j'ai toujours répondu présent durant les moments difficiles», dira le coach. Mais qu'il a quitté le club lorsqu'il a senti qu'on ne voulait plus de lui et que le club est géré par une mentalité loin du sport. C'est le football moderne. Cela peut arriver de gagner les plus beaux trophées et dans le même club, être envoyé en réserve pour toute l'année. C'est la raison pour laquelle, je n'ai fait aucune déclaration depuis que j'ai quitté le CABBA. Mais maintenant que la saison est achevée, le club est maintenu, je pense que je peux tout dire», a-t-il d'abord précisé au sujet de sa situation. «Je vais expliquer personnellement les raisons car je n'ai pas de porte-parole, ni d'attaché de presse. La stratégie employée est de me faire passer pour un entraîneur à la recherche d'une rémunération importante et qui s'implique dans la gestion du club et délaisse le côté technique. C'est mesquin, mais cela m'a plus fait sourire qu'autre chose car cela démontre à quel point ces gens-là m'estiment», affirme-t-il, avant de glisser que rien n'a jamais été facile pour lui au cours de ses 13 matchs avec le CABBA. «Je n'ai pas voulu communiquer car, pour moi, le but de cette propagande est de faire oublier ce que j'ai fait au CABBA pendant 13 rencontres (4 victoires, 4 défaites et 5 nuls) et surtout gagner 17 points et créer un jeu, et ce qui m'arrive cette année me rend encore plus fier de ce que j'ai accompli. Les gens savent que tout cela a commencé, le déclic, à mon arrivée, dès la 5e journée du championnat, et j'estime avoir réussi ma mission, même à moitié. Si tu es gère seul, le côté technique et moral des joueurs pendant plusieurs matchs, c'est très, très long et difficile. En plus avec des moyens dérisoires et des problèmes à la pelle, il faut être armé mentalement. Tout cela a été fait pour me briser mentalement, mais en réalité, ça m'a motivé énormément. Le club bordjien semble avoir fait vivre l'enfer à l'ancien entraîneur qui a pourtant beaucoup apporté au club. Il est surnommé «le pompier» parce qu'à chaque crise de résultats et menace de relégation ou de départ précipité d'entraîneurs fortement payés, c'est à lui qu'on fait appel. Il n'avait jamais refusé. Il était toujours présent même en second. «Je connais très, très bien les raisons pour lesquelles j'ai subi ce traitement-là, et j'ai une grande fierté par rapport à mon attitude. Tout cela m'a laissé le temps pour pouvoir faire un choix, et quelque part être maître de la suite que je vais donner à ma carrière. Les clubs qui seront intéressés après ce qu'on a essayé de me faire auront reconnu ma valeur. Cela va faciliter mon choix», assure-t-il. S'il préfère laisser planer le mystère sur la réalité de son traitement au CABBA, Azziz Abbès lance un appel, par amour au club et étant un fils du CABBA, à agir tous ensemble pour construire une équipe professionnelle en se basant sur l'expérience des anciens cadres du club, des joueurs qui ont beaucoup donné, des joueurs qui sont maintenus, mais surtout en aidant à l'émergence de nouveaux talents que Bordj Bou-Arreridj détient. «Il faut faire confiance aux cadres bordjiens, faire un bon recrutement, pas chercher des noms, payer les joueurs à temps, explique-t-il. Cependant, il a averti que le talent seul ne suffit pas pour gagner. Il faut aussi des joueurs compétitifs, a-t-il indiqué, précisé que le travail du coach et des dirigeants consistera à les détecter. Parlant du public, il a estimé qu'il doit 'uvrer à l'émergence d'un climat de confiance avec les joueurs. «Des joueurs qui ont peur du public ne peuvent pas faire de bons résultats», a déclaré l'ancien coach du CABBA qui tient à préciser qu'il ne cherche pas en ce moment de revenir au club. «Avec cette mentalité je dis NON ! Je ne peux pas travailler sauf si la mentalité change», affirme-t-il. Il a jugé le délai assez suffisant pour constituer une bonne équipe avec le déroulement d'un programme de préparation d'ici le début du championnat.
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