Certains citoyens de la ville de Bordj Bou Arreridj ne se privent pas de prendre une partie des espaces verts entourant les bâtiments où ils habitent pour les utiliser à leurs comptes.Ils les transforment en débarras, jardins privés, et même en garages pour leurs voitures. Si au moins ils prenaient le soin d'avertir les autorités compétentes ou leurs voisins de leurs projets. Ils ne font même pas attention aux matériaux utilisés, et la forme des espaces qu'ils squattent. Ces initiatives, qui se sont généralisées dans toutes les cités,
encouragées par le silence des autorités, ont déformé l'image de ces dernières. Des formes étranges sans aucun respect du plan initial des bâtiments ont résulté de cette opération. L'harmonie, qui devait caractériser les cités a disparu. La ville s'est même ruralisé à cause de ce comportement. Des clôtures qu'on ne trouve que dans des fermes sont visibles dans des lieux supposés citadins. Il est même possible d'entendre le chant des coqs ou l'aboiement des chiens. Cette sortie de beaucoup d'occupants d'appartements de la ville, notamment ceux situés au rez de chaussée des bâtiments, ont privé également les habitants d'espaces utiles, et pas seulement pour le divertissement des enfants. Les espaces, qui devaient être verts pour l'oxygénation des résidents, sont devenus nocifs pour leur santé, à cause de la fumée qui se dégage des tuyaux d'échappement des voitures, et même des objets jetés dans les débarras improvisés.
Cette situation, qui s'ajoute au manque de propreté régnante, et l'abandon de la plupart des locaux commerciaux, fermés pour des raisons diverses, a transformé les quartiers en lieux de mal vie, et même d'insécurité. Les responsables de la commune semblent réagir au moins au premier phénomène. Ils ont décidé de détruire toutes les constructions qui ont été réalisées dans les espaces, qui doivent revenir à leur nature et couleur initiales, à savoir la verdure.
Une commission, composée des représentants de l'APC bien sûr, mais aussi des services de police, de la protection civile, du commerce et de l'environnement, a été chargée de recenser d'abord les points noirs, et les supprimer ensuite. La commission, qui est à pied d'?uvre actuellement à la cité des 1008, a lancé un appel aux contrevenants pour qu'ils procèdent eux-même au dégagement des endroits qu'ils ont occupé illégalement.
Notons que l'opération, qui est au début de son application, a été appréciée par les citoyens, qui espèrent d'autres actions, pour rendre à la ville son lustre d'antan, quand les arbres occupaient les trottoirs et même les stades, en plus des maisons.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hocine N
Source : www.letempsdz.com