Bordj-bou-arreridj - Revue de Presse

Bordj Bou Arréridj-3e festival de la musique actuelle : Zahouania et Arrès,



Le fait marquant de cette 4e soirée du festival de la musique actuelle demeure incontestablement le déferlement du public. Cependant, des familles munies de billets et des gens qui sont venus de loin, voire des wilayas limitrophes, auxquels on a interdit l'accès, sont montés au créneau pour dénoncer le favoritisme et l'anarchie. Deux dames, environ la cinquantaine, en situation légale, ont subi un mauvais traitement au niveau du guichet avant d'être invitées à faire demi-tour, on ne sait pour quelle raison. « Nous regrettons d'avoir fait le déplacement », répondaient-elles. D'autres incidents sont venus émailler le festival, cette fois-ci entre élus et organisateurs des propos déplacés ont été échangés et il s'en est fallu de peu pour qu'on en vienne aux mains, n'était l'intervention d'hommes sages de part et d'autre.A vrai dire, l'enchevêtrement des prérogatives et l'absence de coordination entre vigiles, organisateurs et services d'ordre ont compliqué davantage la mission qui consistait à faire partager ce moment de bonheur éphémère à tout le monde. D'aucuns s'interrogent sur la nécessité de l'organisation d'une belle manifestation, si ce n'est pour distraire et faire plaisir à une classe juvénile en quête d'évasion. « Le département de Toumi veut le beurre, l'argent du beurre et le sourire du crémier, l'objectif du festival à mon sens est au-dessus des considérations pécuniaires, s'ils veulent de l'argent, qu'ils investissent dans un autre créneau », dira un jeune, dépité. Pour cette 4e soirée, la spéculation a battu son plein, le billet est passé de 200 à 1 000 DA, des milliers de jeunes assis à même le trottoir ont suivi leurs idoles. Arrès habillé en classique et Zahouania en jean, sur un écran géant, un duo qui a su séduire et enflammer un public acquis d'avance, et constitué en grande partie de familles. Les groupes FM Guelma et Sakia, qui avaient ouvert le bal, ont laissé leurs empreintes par les chansons qu'ils avaient interprétées, l'un dans la langue de Molière, Les Filles de mon pays, et l'autre en style gnawi. La soirée s'est achevée vers minuit dans le calme. Le civisme dont a fait preuve le public lésé mérite un geste de la part des organisateurs. Pourquoi pas une entrée gratuite '
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