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A quand la délivrance 'Bidonville de Khelil (Bordj Bou Arréridj)



A quand la délivrance 'Bidonville de Khelil (Bordj Bou Arréridj)
Le terrorisme qui a sévi des années durant, a contraint des familles entières des douars éloignés à fuir leurs terres pour se réfugier dans des bidonvilles.Khellil est la plus importante commune de la daïra de Bir Kasd Ali de par sa démographie galopante. Elle est passée de 23 000 âmes en 2000 à environ 35 000 au mois de décembre 2012. C'était jadis un village paisible, constituant un noyau autour duquel gravitent 18 mechtas. Le terrorisme qui a sévi des années durant avait contraint des familles entières des douars éloignés de Larbaâ, Bouchegouf, Louassaât, Ouled Hamza et Agar dans les hauteurs avoisinant la commune de Harbil dans la wilaya de Sétif, à fuir leurs biens et à aller se réfugier dans le chef-lieu de commune, un souci de plus pour une agglomération au bord de l'asphyxie et qui peinait déjà à recaser les siens dans le cadre de l'habitat précaire. En effet, nous sommes au milieu des années 1990, on assiste à un exode massif sans précédent de la population rurale vers les zones urbanisées.
Alors, les premières victimes de la barbarie terroriste commencèrent à ériger, au fur et à mesure, leurs baraques de fortune sur un terrain appartenant à la Conservation des forêts. Faute de prise en charge efficiente, un bidonville aux allures tentaculaires prend naissance au pied d'une colline boisée à un jet de pierre du village. Une soixantaine de familles, selon les services de l'APC, environ 300 d'après un membre des représentants reçus récemment par le secrétaire général de la wilaya suite à un mouvement de contestation qui se veut une action pour inviter les responsables à se pencher sur leur cas qui perdure depuis bientôt vingt ans. «Nous nous sommes installés durant la décennie noire, car nous n'avions pas d'autre choix. A présent, nous vivons en marge de la société et nous souhaitons que cela change pour nos enfants», fait remarquer un citoyen, avant de poursuivre: «Nous avons cru un moment que les pouvoirs publics allaient nous recaser dans des logements décents, mais hélas, ce n'était que chimères.»
En effet, si certains sont parvenus à se débrouiller pour améliorer leurs conditions d'habitat, ce n'est pas le cas pour le reste des réfugiés, si on ose dire ainsi, qui continuent de vivre dans des taudis avec leur progéniture, et pour cause, ici tout est illicite, aucune commodité, ni gaz de ville, ni réseau d'assainissement. Certains usent encore de fosses septiques.
Lassés par les doléances pléthoriques restées à ce jour lettre morte, les habitants du bidonville ont organisé la semaine dernière un sit-in devant le siège de l'APC pour exiger des autorités la régularisation de leur situation, à commencer par la réalisation des réseaux électriques et de gaz de ville, puis trouver une solution au câble de haute tension qui passe à proximité du bidonville (3 m environ) avec tous les risques que cela induit pour les riverains. Contacté le P/APC se déclare sensible aux doléances de ces habitants. Selon lui la procédure a été entamée concernant la révision des plans. «C'est juste une question de mois et leur calvaire ne sera plus qu'un mauvais souvenir», dit-il. La mission ne sera cependant pas si facile sans l'aide des pouvoirs publics, pour une assemblée aux moyens limités et de surcroît en proie à des dissensions.
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