Bordj-bou-arreridj - Revue de Presse

24 associations pour de l'«entreprenariat social»



Vingt-quatre associations activant dans 18 wilayas du pays bénéficieront du 7 au 9 juin en cours d'une formation sur «l'entreprenariat social». Une formation qui sera assurée par un expert de haut niveau venu de Marseille, en l'occurrence M. Patrice Szinetar. La formation qui se tiendra aux Andalouses s'inscrit dans le cadre du programme ONG II. Un projet né des échanges bilatéraux entre l'Union européenne, représentée par la Délégation de la Commission européenne (DCE), et le ministère algérien de la Solidarité, représenté par l'Agence de développement social (ADS), a indiqué hier au Quotidien d'Oran, M. Térik Boucebci, expert principal, responsable de la planification et de la coordination au sein de l'Unité d'appui au projet (UAP-ONG II). Selon M. Boucebci, le programme ONG II qui a débuté en septembre 2006, entre actuellement dans une nouvelle phase de son action. «Nous venons de clôturer deux appels à propositions -le premier en août 2007, le second en février 2008- pour lesquels le programme prévoit près de 4,5 millions d'euros pour le financement des projets des associations». Depuis le début du projet, a ajouté la même source, «nous avons rencontré près de 3.000 associations sur le terrain». Au cours de ces rencontres, réalisées sur le territoire national par les six animateurs régionaux que compte le projet avec l'ADS et les DAS, «nous avons identifié différents besoins. Parmi ceux-ci, des attentes sur le plan des formations dites spécifiques car les thèmes sont ciblés contrairement aux formations dites générales (telles que: la gestion d'une association, le suivi comptable d'un projet, l'élaboration d'un projet...)», a encore expliqué M. Boucebci. Les associations participantes viennent des wilayas d'Adrar, Aïn Témouchent, Alger, Annaba, Batna, Béchar, Biskra, Bordj Bou Arreridj, Chlef, Constantine, Ghardaïa, Laghouat, Mascara, Oran, Ouargla, Sidi Bel-Abbès, Tiaret et Tizi Ouzou. Pour M. Boucebci, l'entreprenariat social montre que le modèle juridique et ses contraintes économiques ne veulent rien dire: tout dépend de l'état d'esprit de l'entreprise, de ses objectifs et des valeurs qu'elle défend. En simplifiant à l'extrême on pourrait dire que la différence entre l'entrepreneur dit traditionnel et l'entrepreneur dit social, inscrits tous les deux dans l'économie de marché, est que l'un peut ne poursuivre que la maximisation de son profit ou le développement accéléré de son chiffre d'affaires et de ses parts de marché (mondialisation oblige), au bénéfice exclusif de ses actionnaires, ou de la rentabilité de son capital. Ceux-ci peuvent évidemment en faire, à terme, quelque chose d'utile (mécénat, fondation...). Alors que l'autre peut intégrer dans sa stratégie, sa production, sa relation avec ses «clients» et son mode de fonctionnement interne une dose variable de social où les problèmes de société, l'intérêt général, l'égalité des chances, respect de l'environnement, aide au développement... Les processus de démocratie participative y prennent une place importante, a encore expliqué M. Boucebci.
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