A travers notre voyage culinaire de cette semaine, nous allons découvrir une très vieille recette qui nous vient de la ville de Blida, cette région de la Mitidja dont les habitants ont su garder jalousement les us et coutumes ancestrales hérités des générations anciennes.Très à cheval quant au respect des traditions et des coutumes de leur région, les habitants de la ville des Roses ne manquent pas moins de les raviver à chacune des occasions qui leur sont données. Et à Blida, les occasions ne manquent pas car chaque réunion familiale en est une.
Dans cette vieille région située au pied du mont de Chréa, bien que les soirées hivernales y soient bien rudes, les habitants dégagent une chaleur humaine incomparable qui fait leur renommée. Et c'est ainsi que nous nous sommes retrouvés accueillis et gâtés par cette sexagénaire, khalti M'barka, vêtue de son magnifique serouel mechroum et de sa kassaka farouzi, qui n'en finissait pas d'évoquer non sans nostalgie et une pointe d'amertume sa jeunesse passée dans la grande maison de ses grands-parents située dans une des plus vieilles portes du quartier de la Casbah, Bab Edzaïr, qui l'a vue naître et grandir avec ses frères et sœurs, ses cousins et cousines dans une ambiance de joie et de solidarité réelles. Elle disait que ses parents et grands-parents étaient nés sur ce sol fertile qui leur prodiguait toute la nourriture nécessaire et c'est pour cette raison qu' ils étaient très liés à leur terre natale. Ils y puisaient tous leurs produits alimentaires et avaient adoptés ainsi un régime culinaire quasiment végétarien. Une cuisine saine avec des produits du terroir que chaque famille se procure sur les étals des marchés traditionnels où l'on trouve une variété multiple de denrées alimentaires propices à chaque saison, car à Blida, les saisons sont bien marquées. En se promenant dans les dédales des ruelles étroites encore pavetées à l'heure du déjeuner, mille senteurs viennent titiller les narines des passants nonchalants. Alors, chacun se hâte de rentrer chez soi pour partager avec les siens une chriba bien chaude qui réchauffe le cœur.
Ingrédients :
1 kg de tomates fraîches bien mûres, 1 tête d'ail, quelques feuilles de coriandre fraîche, 1 c. à c. de concentré de tomates, 1 c. à c. de piment rouge pilé (felfel driss), 1 c. à c. de carvi fraîchement moulu, 1 c. à s. de poivre rouge, sel/poivre, 1/2 verre d'huile végétale, 1 verre de grosse semoule, 1 citron.
Préparation :
Commencer par laver les tomates, les peler puis les passer au mixeur. Passer à la passoire pour récupérer le jus puis réserver. Dans un mortier, piler les piments avec le carvi et le sel puis ajouter l'ail épluché et lavé pour préparer la dersa. Prendre alors une marmite, y verser l'huile, la dersa préparée, le poivre rouge, le concentré de tomates et mouiller avec 1/2 verre d'eau et ajouter 2 à 3 gousses d'ail coupées en fines lamelles. Porter la marmite sur un feu réduit et laisser mijoter pendant quelques instants. Verser dessus le jus de tomate filtré et laisser mijoter pendant une vingtaine de minutes. Mouiller avec 1 litre et demi d'eau tiède et poursuivre la cuisson pendant une dizaine de minutes. Prendre la semoule préalablement tamisée, la verser en pluie dans la sauce en remuant à l'aide d'une cuillère en bois. Lorsque la soupe a pris quelques bouillons, réduire le feu et laisser la semoule cuire durant une vingtaine de minutes supplémentaires. Rectifier l'assaisonnement (carvi et sel) si nécessaire. Au moment de servir, parsemer de coriandre hachée finement et arroser d'un filet de jus de citron ou d'huile d'olive. Cette soupe est un très bon remède naturel contre les coups de froid.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H Belkadi
Source : www.lesoirdalgerie.com