Rien ne sera exigé au repreneur
A supposer que l'USMB trouve, par miracle, un repreneur et parvienne à redresser la barre, il faudra que le club soit restructuré et les finances assainies d'ici à la moitié du mois d'août pour débuter le championnat dans des conditions à peu près normales. Or, le déficit de trésorerie est tel que les véritables problèmes vont apparaître dès le mois de septembre. Les rares investisseurs qui se sont exprimés n'ont donné aucun chiffre en ce qui concerne les sommes qu'ils sont en mesure d'injecter.
Ah, ces nouveaux venus !
Jusque-là, le président démissionnaire de l'USMB n'a pas été remplacé. Le concept se résume ainsi : toutes les semaines arrive un nouveau venu sans aucune expérience du football de haut niveau, mais pour y faire quoi ' Seul Mohamed Zahaf semblait pouvoir servir de caution morale, mais il est à craindre qu'après ce qui s'est passé lors de la dernière réunion avec le wali, il n'ait perdu le peu de crédit qu'il avait aux yeux des supporters de l'USMB et des partenaires régionaux potentiels.
La lente agonie
En définitive, l'USMB est un club qui n'a plus de président et pas vraiment de projet sportif. Il pourrait être tenu en mains par de mystérieux personnages qui découvrent le football en même temps que le grand public les découvre. L'USMB est dans le collimateur du gendarme financier du football national, la direction du contrôle de gestion, qui, en laissant un sursis, équivalent au bénéfice du doute, au club blidéen, n'a sans doute pas souhaité être celui qui allait achever immédiatement un malade placé sous coma artificiel...
Un club en voie de disparition
Le porte-drapeau du football de la région de la Mitidja n'a jamais été aussi près du précipice. La lente agonie de l'USMB est celle de toute une région, Blida étant le porte-flambeau du football professionnel dans cette région du pays.
Est-il en voie accélérée de disparition '
Le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, a été catégorique. Quelle que soit l'issue de la crise traversée par le grand club de Blida, il restera en L2. Certains supporters pensent cependant qu'une rétrogradation en DNA peut créer une dynamique positive. La décision fait débat.
C'est le dernier de leurs soucis
Le fait de voir le président Zaïm quitter le navire suffisait au bonheur de cette poignée de supporters pour qui, manifestement, l'avenir de l'USMB était le dernier de leurs soucis. Maintenant que le club est dans l'impasse, curieusement, ils ont disparu de la circulation ! Les industriels qui ont proposé reprendre le club avant de se rétracter sont passés du statut d'hommes providentiels, au mieux, à celui de sacrés bonimenteurs !
Tout le monde y croit
L'été dernier, la direction du club bénéficiait d'une bonne image et elle avait un discours vraiment intéressant. On avait une vision du foot et du club qui font espérer des jours meilleurs. En début de saison, l'équipe dirigeante et les supporters font preuve d'un réel enthousiasme. «La phase de reconstruction est en marche et tout le monde y croit, nous les premiers», disait Zaïm. Malgré la L2, les supporters Blidéens croient en leur équipe. Un des problèmes concerne l'entourage du président. Pour l'organisation des rencontres à Blida, on s'appuyait sur certaines personnes. Annoncés comme des bénévoles, les supporters apprennent finalement qu'ils se font rembourser
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Rien ne sera exigé au repreneur
Devant l'absence de repreneur, et cela plus d'un mois aprés avoir annoncé sa démission, le président et seul actionnaire de la SSPA /USMB a tenu à clarifier certains certaines choses. Il a voulu nier catégoriquement son désir d'exiger des sommes mirobolantes aux éventuels repreneurs : «Je suis prêt à céder mes actions sans contrepartie financière à celui qui a l'intention de reprendre le club.»
«Des affabulations et rien d'autre»
Pour ce qui est de la rumeur qui dit qu'il aurait exigé une grosse somme en contrepartie des actions qu'il détient, Zaïm rétorque : «Ce ne sont que des affabulations. Il est vrai que j'ai l'intention de prendre du recul par rapport au club et cela pour des raisons personnelles. Il ne faut pas oublier que la saison a été très dure. Je veux maintenant que quelqu'un d'autre prenne la relève. Je n'exigerais aucun centime aux éventuels repreneurs. Je suis prêt à céder la totalité des actions sans contrepartie financière. Ma seule exigence sera que celui qui prendra le club en main saura le mener à bon port.»
«Une décision mûrement réfléchie»
Voulant savoir si cette décision a été prise à chaud, le président blidéen nous expliquera : «Cette décision n'a été prise ni par dépit, ni à chaud. Je l'ai fait uniquement par amour du club. Ceux qui prendront la relève, en plus de ne rien débourser pour ce qui est du rachat des actions auront à leur disposition tout un effectif de joueurs qui sont encore sous contrat et qui, quoi qu'on dise, ont effectué un bon championnat.»
«Prêt à aider mon successeur»
Concernant l'avenir du club, le principal responsable du grand club de la ville des Roses ajoutera : «Je suis prêt non seulement, comme je vous l'ai dit, à céder mes actions gratuitement, mais aussi aider et assister, s'il le faut ceux ou celui qui aura à reprendre le club. Je souhaite vivement que ceux qui seront à la tête du club arrivent à lui faire retrouver sa place en L1.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S B
Source : www.lebuteur.com