Des luttes de pouvoir à n'en plus finir...
Des défections, pourquoi mais aussi pour qui '
Le président Zaïm a pris la décision de démissionner. Les autorités locales en ont pris acte. En grave crise financière pour manque de financement, et aussi parce que les éventuels repreneurs qui se sont portés garants sans donner suite, le club risque de passer par voie directe du projet ambitieux à la faillite sportive. Celle-ci se traduira par une mise en faillite de la SSPA/USMB et aussi la rétrogradation administrative en DNA.
Vite des investisseurs, des vrais !
Seule possibilité pour arrêter cette véritable descente aux enfers, l'arrivée imminente de nouveaux investisseurs, mais cette fois-ci des vrais, capables d'apporter des moyens financiers suffisants pour combler le passif et avoir une trésorerie pour faire face aux impératifs budgétaires en cours. Ce qui ne semble pas une mince affaire !
Des luttes de pouvoir à n'en plus finir
On attend, avec grande impatience, les suites du plan de sauvetage qui, nous dit-on, serait à l'étude, alors qu'en coulisse, on évoque également l'arrivée d'un investisseur dont le relai local ne serait autre qu'un ancien dirigeant Mais le club n'est pas qu'un chéquier et des équipes, ce sont aussi des dirigeants, professionnels ou bénévoles qu'ils soient. Alors comment assurer une organisation à la hauteur des exigences et des besoins d'un club structuré et bien géré ' N'oublions pas que, suite à la prise de pouvoir du club par Zaïm et de ses colistiers, plusieurs membres du Comité directeur ont (été ') démissionné en cours de saison et que le ou les dirigeants en place ont ensuite verrouillé le club. Doit-on imaginer qu'ils sont prêts à présent à collaborer, le cas échéant, avec ceux qu'ils avaient pris soin d'écarter dès leur arrivée au pouvoir '
Tourner la page maintenant
La réponse viendra des faits mais on sait que la boulimie du pouvoir est un aphrodisiaque dont il est difficile de se passer. On sera donc curieux aussi de voir le comportement des autorités locales. Ne sont-elles pas, ces dernières, là pour gérer l'argent public au mieux et non pour soutenir des projets sportifs qui manquent visiblement de toute crédibilité ' Il faudra vraiment tourner la page pour assainir un club qui n'est décidément pas capable d'échapper aux démons de son passé.
Sauver le football à Blida
On s'attardera, par exemple, sur des détails futiles liés à la tenue vestimentaire de l'équipe. Au-delà du côté purement esthétique où chacun retrouve son goût, était-ce la décision la plus urgente à prendre alors que la maison était en train de brûler ' Avec une mentalité passéiste et un esprit de revanche, comment imaginer que des gens puissent être à la barre et choisir la bonne route pour un club avec tant de sensibilités ' Reste donc à espérer en ce repreneur qui pourrait à la fois sauver le club de la relégation mais aussi, et surtout, bâtir les bases aussi solides que nécessaires pour construire un véritable projet autour de la chose la plus importante dans cette affaire : Le football à Blida! Justement, du côté de la ville des Roses, on a tout intérêt à méditer sur l'adage qui suit : on ne fait, et ne fera jamais du neuf avec du vieux.
Le ballon ne tourne vraiment pas rond
On le disait dans nos précédents articles, le climat au sein du grand club de Blida n'était pas des plus sereins depuis quelques mois et ce n'est pas la démission de son président emblématique, Mohamed Zaïm, ainsi que beaucoup d'autres membres du comité directeur, qui arrangera les choses à l'heure où un énième repreneur pointe le bout de son budget sans pour le moment en avoir apporté la preuve de son existence réelle.
Que dire de cette situation '
Nous sommes forcés de reconnaître que ce sont des minorités agissantes qui font actuellement et surtout qui défont l'histoire de nos clubs. C'est plus ou moins ce qui s'est passé du côté de la Mitidja. Seule ombre positive à ce tableau assez sombre, la dernière tranche de subvention municipale extraordinaire qui avait tant manqué à la trésorerie du club pendant l'été et qui a été à l'origine de l'attitude syndicale de certains joueurs, vient de tomber dans les caisses et les joueurs pourraient à nouveau percevoir une partie de leurs salaires qui étaient bloqués. Le scénario mis en place depuis plusieurs mois et dans lequel tous les acteurs avaient parfaitement interprété leur rôle est finalement arrivé à sa conclusion et on peut parier qu'on reverra rapidement, dans l'entourage du club, des silhouettes de quelques acteurs qui agissaient dans l'ombre. A sa décharge, le comité directeur est une équipe très volontaire mais probablement un peu usée et qui s'est fragilisée par un manque flagrant de capacité à faire face, par des moyens propres et commerciaux, aux besoins budgétaires.
Des défections, pourquoi mais aussi pour qui '
Après les deux premiers potentiels repreneurs du club de Blida qui, à leurs dires, avaient été découragés lors de contacts informels, un nouveau candidat est entré dans les rangs avec un projet visant une montée en L1 dans les deux prochaines années et cela avec un budget initial conséquent. Ce nouveau patron serait accompagné par un groupe d'investisseurs installés dans la région de Blida. Ce dernier ne donnera, comme ses prédécesseurs, plus signe de vie.
Quel futur '
Si rien n'est fait dans les semaines qui viennent, le club sera rétrogradé en division amateur. Pour le moment, on ne saurait donner cher de la peau d'un football blidéen qui va de rebondissements en rebondissements tout aussi capricieux que ceux de son ballon.
Conclusion et morale
En attendant les faits qui nous diront la vérité, on ne peut que reprendre cette maxime « le présent est sombre mais l'avenir sera lumineux». C'est tout le mal que l'on souhaite à un club qui est pour tout Blidéen comme une seconde famille.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S B
Source : www.lebuteur.com