Préparer la nouvelle saison
Gâchis, frustration, plusieurs jours après que le verdict soit tombé, les Blidéens n'arrivent pas à accuser le coup. Pas question pour autant de lâcher l'équipe qui passera une nouvelle saison en L2. «Il faut vite rebondir», disent-ils d'une même voix. L'un d'eux nous avouera : «Croyez-moi, je souffre d'un mal de tête permanent. La déception a pris le dessus. Le mince espoir que nous entretenions lors des derniers matchs s'est brutalement évaporé. Il faut positiver et repartir de l'avant. Le passage en L2 ne doit être qu'une transition. Il y a dans l'équipe de jeunes joueurs qui peuvent donner la plénitude de leurs moyens, la saison prochaine. On ne peut pas effacer tout ce qui a été fait pendant toute une saison. Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain !»
Un mal pour un bien...
«C'est une frustration de voir une équipe aussi combative que celle qu'on a vue en fin de championnat échouer si près du but. Toutes les parties prenantes du club doivent se souder et repartir de l'avant. L'échec sportif, c'est le risque de toute entreprise professionnelle sportive. C'est une expérience malheureuse, mais il faut savoir se relever. Je ressens beaucoup de déception. Tout le monde doit se relever et retourner au combat», affirmera ce dirigeant de l'USMB. C'est sûr, quand on voit certains matchs de l'équipe, on se dit qu'elle a sa place en Ligue1. C'est une déception pour tout le monde. Mais il y a eu aussi des matchs catastrophiques cette saison. En janvier-février, c'était triste à mourir. En somme, le verdict n'est pas immérité sur la saison. Cet échec peut être un mal pour un bien, diront les plus optimistes. On le sentait venir depuis le début de la phase retour. C'est l'occasion de repartir sur de nouvelles bases. Il faut maintenant former et reconstruire dans une atmosphère plus sereine, sans pression.
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Préparer la nouvelle saison
L'USMB restera en L2. Voilà pour le constat. Désormais, il y a un avenir à reconstruire. Et à entendre la réaction de certains, malgré les signes précurseurs, cette descente aux enfers n'a absolument pas été anticipée. «On s'aperçoit, tout d'un coup, que la saison redémarre très bientôt et qu'il va falloir reprendre l'entraînement. Qu'il va falloir rencontrer les joueurs, faire signer des contrats, promouvoir des jeunes dans l'urgence. Qui va faire cela ' Là, on est dans le brouillard le plus total», lâche ce fidèle supporter. Même si sa position est fragilisée, on ne voit pas du tout le président en poste quitter le bateau, après un échec. Ce n'est pas du tout son genre.
Plusieurs cadres en fin de contrat
Ils sont quatre joueurs, qui étaient des titulaires en puissance de l'équipe, à être en fin de contrat. Difficile dans ces conditions incertaines d'établir une politique sportive. La situation nécessite pourtant un plan d'urgence. Certains ont clairement annoncé leur intention de ne pas prolonger l'aventure en Ligue 2. Il est certain que le club ne s'opposera pas à leur départ. «Il ne faut pas que les gens s'imaginent qu'on est à la rue et qu'on va vendre à la casse», avertit ce dirigeant. Rester en Ligue 2 engendre, néanmoins, une baisse sensible du budget et de la masse salariale. Dans ces conditions, le club pourra-t-il retenir ses meilleurs éléments ' D'un autre côté, les rares jeunes à avoir surnagé ne manqueront pas d'être sollicités.
Le strict minimum
Force est de reconnaître que les joueurs qui ont réellement apporté un peu plus étaient très rares. Maintenant, le véritable pari sera de convaincre quelques-uns des entrepreneurs et chefs d'entreprise de la région d'associer l'image de leurs sociétés à celle du club. Il faut nécessairement des sources de financement, ce qui n'est pas chose aisée.
Krifalli : «Mon départ '...
Ce n'est pas urgent»
Titulaire indiscutable sur le front de l'attaque blidéenne, Krifalli est néanmoins le joueur le plus souvent cité pour un possible départ en cette période de transfert. Pourtant, l'intéressé, entre la confiance de son entraîneur et les ambitions de l'USMB lors du prochain exercice, n'a pas vraiment envie de quitter le navire. Son départ, de moins en moins envisagé, risquerait d'affaiblir grandement l'attaque blidéenne et les dirigeants de l'USMB en sont bien conscients. «Nous voulions terminer à la meilleure place possible au classement. Il nous fallait pour cela gagner ce match face à Merouana. Cela n'a pas été possible, malgré tous nos efforts. Maintenant que la saison est terminée, il nous faut nous remobiliser et préparer comme il se doit celle qui va débuter. En ce qui me concerne, les choses sont très claires. Je reste à Blida, car j'estime que j'ai une dette envers les supporters. Ce qui nous a manqué, c'est surtout cette expérience des rudes batailles que sont pratiquement tous les matchs de la L2.»
Une saison à oublier au plus vite
Un dirigeant de l'USMB nous fera la confidence suivante : «Nous avons vécu une bien mauvaise saison. On a été largement médiocres au niveau de l'état d'esprit et du jeu, on a été à notre place. Ce que j'éprouve est indescriptible, je suis triste. Nous n'avons de leçon à recevoir de personne pour gérer un club. On n'a peut-être pas disposé de l'effectif qu'il fallait. C'est ce que nous aurons à analyser dans les jours qui viennent. Rester en L2 est bien sûr extrêmement embêtant, mais il nous faut déjà penser à reconstruire. Cela se fera dans les tout prochains jours.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Slimane Baghdali
Source : www.lebuteur.com