Blida - A la une

Une ville, une histoire Histoires boufarikoises



Une ville, une histoire                                    Histoires boufarikoises
Souvenir - Les anciens qui ont connu la Guerre de Libération nationale, se souviennent surtout de son maire un certain Amédée Froget. Il sera abattu par un fidaï, un mois après son élection.
Boufarik : c'est le verger de la Mitidja, c'est sa sa cave, son cellier, son silo et tout ce que vous voulez car, à lui seul, un hectare de cette bonne vieille terre des piémonts blidéens en vaut dix en Californie.
Boufarik qui est la première porte de l'Algérois pour les visiteurs qui viennent de l'Ouest ou de l'Extrême Ouest est surtout connu pour sa fameuse Thomson qui s'arrache littéralement dans les marchés et pour ses légumes qui restent d'une étonnante fraîcheur.
Les anciens qui ont connu la Guerre de Libération nationale, se souviennent surtout de son maire un certain Amédée Froget.
En fait, cet homme n'était pas n'importe qui. Il était le président de l'association des maires d'Algérie, autant dire un pied-noir pur et dur, bref un symbole de cette terre coloniale que l'occupant ne voulait pas lâcher.
Il sera abattu par un fidaï, un mois après son élection.
Le message du FLN était clair : maire ou super-maire on peut frapper n'importe qui.
La vengeance sera terrible de nombreux Algériens seront arrêtés, interrogés torturés et parfois même assassinés sous prétexte qu'ils tentaient de fuir.
Cette parenthèse fermée, Boufarik reste néanmoins très apprécié en ce qui concerne sa «zlabia» que l'on s'arrache en période de ramadan et des centaines d'Algérois qui n'hésitent pas à faire le trajet pour en acheter.
Contrairement à de nombreuses légendes qui couraient sur son origine, cette zlabia a vu le jour ici par hasard.
On raconte à ce propos qu'un «sfindji», originaire de la région, était follement amoureux d'une jeune femme de Blida. Et comme il ne pouvait pas la voir tous les jours, il pensait à elle tout le temps.
Dans le jargon de l'époque un amoureux était appelé par sa dulcinée «zelti» et une amoureuse était appelée par son bien-aimé «zelati».
Un jour qu'il avait la tête ailleurs, sûrement à l'élue de son c'ur, il mélangera dans grosse poêle de la pâte pour beignets du miel et fit tourner le tout dans tous les sens. Intrigué son patron lui demanda ce qu'il venait de faire.
Honteux, le jeune homme avouera «zelabia» (je suis victime de mon amour).
Et c'est ainsi que la zlabia est historiquement née.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)