Seul témoin d'une longue histoire d'une ville fondée après la chute de Grenade, le moulin de oued Sidi-el-Kebir, en dit long sur les cinq cents ans d'histoire de Blida que son fondateur, Sidi Ahmed-el-Kebir, édifia en 1519 avec quelques milliers de morisques chassés d'Andalousie.C'est le moulin arabe du nom d'Erroumane qu'il s'agit. Si la date de sa construction n'est indiquée dans aucun manuel d'histoire, il aurait aujourd'hui au moins plusieurs siècles d'existence. Gorgé d'annales et d'aventures, il faisant les beaux jours des familles qui y venaient s'alimenter en farine et dont les meuniers de l'époque savaient parfaitement en produire. Construit sur la berge de l'oued Sidi-el-Kebir ou oued Erroumane, c'est selon, ce moulin était actionné à la faveur des eaux de la rivière qui coulaient suffisamment fort pour faire tourner, grâce à un mécanisme savamment conçu entre l'édifice et le bief , la grande pierre circulaire chargée de transformer les grains en farine.
Dans cet endroit féérique où il faisait bon vivre, le blé, l'orge ou l'avoine qu'on y faisait moudre étaient cultivés dans la Mitidja et c'est à dos de mulets que l'on transportait jusqu'aux moulins qui s'y trouvaient tout le long de la rive de l'oued Sidi-el-Kebir d'où l'appellation du chemin qui y mène par le nom de l'avenue des Moulins, nous fait savoir Youcef Ouragui, un passionné de l'histoire de Blida.
Les habitants de Blida s'enorgueillissaient à profusion de ces édifices à telle enseigne qu'ils leur vouaient d'éminentes considérations d'autant que leur vie en dépendait. Et c'était justifiable puisque le moulin arabe « Erroumane » produisait à lui seul jusqu'à 30 quintaux de farine par jour. Les chefs de famille qui y venaient pour faire moudre leur blé, profitaient également de la splendeur des lieux et de la beauté du paysage où il fleurait encore bon à cette époque. Le parfum des fleurs qui dominaient la région, ajouté à celui des senteurs de la farine, avaient cette particularité de rendre la vie parfaitement agréable.
Les Blidéens de l'époque croquaient à pleines dents la vie et se sentaient pleinement dans leur peau dans cet éden aux mille et une merveilles jusqu'au jour où le colon fit son apparition dans la Mitidja. Le moulin Erroumane sera racheté le 22 octobre 1853 par un Italien du nom d'Antoine Ricci. Né en 1827 à Albenga en Italie, Antoine Ricci est venu en Algérie avec ses parents alors qu'il avait 12 ans. Quelques années plus tard, il sera le propriétaire de quasiment tous les moulins de la rive de l'oued Sidi-el-Kebir dont les moulins Bab Errahba, Erroumane, Essed (le barrage), l'Atlas ainsi que d'un autre moulin appartenant à un Européen appelé Saint-Jean.
Lorsqu'Antoine Ricci mourut en 1909, ses deux fils Maurice et Henri prirent la relève et développèrent la technique de la meulerie selon les procédés de l'époque. Aujourd'hui, ce vestige, partiellement préservé de l'oubli, risque un jour de disparaître comme ont disparu plusieurs témoins du passé à l'image de la noria qui a été démolie sans que personne a crié gare. L'on a comme l'impression de vouloir effacer toute trace de l'histoire de la ville des Roses, lesquelles traces constituaient les jalons d'une civilisation ayant fait la fierté d'une cité érigée par des savants venus d'Andalousie et ennoblie sous la férule d'un éminent soufi en la personne de Sidi Ahmed-el-Kebir dit Al-Andaloussi. Pour que nul n'oublie, un écriteau devant les vestiges de ce moulin pourrait, si les responsables concernés en décident, renseigner sur l'histoire de ce repère qui a pu braver l'usure du temps pour demeurer là et raconter un pan du passé de cette merveilleuse ville qu'est Blida.
14 gardiens de parkings
illégaux arrêtés
Dans le cadre de l'éradication des parkings illégaux à Blida et la lutte contre les faux gardiens qui imposent leur diktat aux automobilistes, les éléments des services de la voie publique de la Sûreté de wilaya de Blida ont arrêté 14 gardiens de parkings illégaux dont l'âge varie entre 23 et 56 ans. Ces derniers ont créé, nous fait-on savoir au niveau de la cellule de communication de la Sûreté de wilaya, des parkings par eux-mêmes où ils imposent aux usagers qui garent leurs voitures de payer des droits de stationnement illégaux.
Ce phénomène s'accroît notamment au mois de Ramadhan d'où des dispositions ont été prises pour empêcher aux faux gardiens, de parkings une activité préjudiciable au citoyen.
Il est à noter que les dossiers des 14 gardiens arrêtés ont été transmis à la justice en attendant leur présentation.
M. Belarbi
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Belarbi
Source : www.lesoirdalgerie.com