
C'est la triste histoire qu'a vécue Kadoune Ahmed, un retraité, père de six enfants. Après plus de 20 ans d'attente, M.Kadoune voit, il y a 8 mois, le rêve de toute une vie se réaliser. Il obtient enfin un logement social. Son nom figure sur la liste des bénéficiaires des logements sociaux de Soumaâ (Boufarik) dans la wilaya de Blida. Mais son rêve est de courte durée, puisque quelques semaines plus tard, il reçoit une lettre qui tombe comme un couperet. Son nom a été supprimé de la liste des bénéficiaires sous motif que sa femme «est détentrice d'un logement social de 66 m2 à Boufarik». Or, selon les documents officiels en sa possession «aucun bien immobilier n'est inscrit au nom de sa femme. «C'est la maison de son père, pas la sienne», précise-t-il. M.Kadoune Ahmed qui dit vivre dans une pièce avec ses six enfants et sa femme, assure avoir «reçu un avis d'expulsion». «Je risque de me retrouver à la rue dans les prochains jours», soutient-il, les larmes aux yeux. «J'ai écrit des lettres à la Présidence, au Premier ministère, à l'APN, au ministère de l'Intérieur, au ministère de l'Habitat, la wilaya de Blida, la daïra de Boufarik. En vain! On se renvoie la patate chaude», atteste
M. Kadoune. Ce sexagénaire qui a, le moins que l'on puisse dire, vécu un ascenseur émotionnel en moins de 8 mois, appelle les autorités compétentes à prendre en charge son cas. «S'il vous plaît, rendez-moi les clés de mon appartement, je ne veux pas me retrouver à la rue», conclut-il. Ce qui sonne comme un appel de détresse.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L'Expression
Source : www.lexpressiondz.com