Blida - A la une

TIPASA



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C'est le chapelet de villes cètières allant de Cherchell à Damous, qui souffrent le martyre en cette période estivale. La voie express allant de Douaouda à Cherchell pour se prolonger jusqu'à Damous, offre aux motards, en provenance de Koléa, de Chlef, d'El Khemis et de Blida, des conditions idéales pour s'adonner aux sports extrêmes, tels que cabrer les motos à une vitesse supérieure à 100 km/h, rouler en groupe avec une cohorte de 20 à 30 motos et s'exhiber, au vu et au su de tous.Si ces jeunes sont freinés à leur entrée en ville par des policiers en faction, le côté lugubre de ces vitesses nous interpelle, nous voyons le drame au niveau de l'hôpital de réanimation et de neurochirurgie de Cherchell, un joyau unique pour toute la région centre, excepté Blida, Aà't Idir et Mustapha-Pacha.Ainsi au niveau de cet hôpital, les ambulances dans un incessant ballet en aller - retour, soit de la Protection civile, soit des urgences, en ramenant des cas extrêmes, à l'image de ce jeune accidenté de Damous, qui a eu le crâne fracassé, l'autre victime est un jeune motard, originaire de Koléa, qui se trouve aujourd'hui entre la vie et la mort, dans un coma profond ; il y a aussi, ces accidentés de Magtaâ Kheà'ra, dont 3 sont décédés et 4 bléssés, qu'on a tenté vainement de réanimer à Cherchell ; il y a des noyés des plages environnantes, notamment des jeunes, qu'on n'a pas pu sauver. Malgré ces moyens disponibles et ces éminents professeurs, en réanimation et en neurochirurgie, force est de constater que le problème est ailleurs ; il est au niveau de la prévention et le rôle des parents qui est majeur, à la lumière de ces jeunes nouveaux bacheliers qui célébraient joyeusement leurs succès, mais qui furent fauchés à la fleur de l'âge, lors de cette nuit folle.L'autre grand danger de ces folies nocturnes réside dans les célébrations joyeuses des mariages, avec, à l'appui, de graves nuisances nocturnes, où se mêlent pétards prohibés, armes à feu, fusils de chasse, feu d'artifice proscrit etc.Des nuisances d'un autre type sont provoquées par des sirènes d'urgence de la police, ou de la gendarmerie, mais très souvent par les sirènes des ambulances. Cet ensemble de nuisance est –il vraiment nécessaire ' s'interroge un résidant le long de la route nationale N°11, qui se fait labourer les tympans quotidiennement.Revenons un peu aux nuisances sonores et les accidents induits par l'utilisation des motos et les courses festives des cortèges nuptiaux à l'intérieur des quartiers urbains. Un résident de Cherchell nous interpelle à ce sujet en disant :«Ne faut-il pas lutter contre toutes ces formes de nuisances sonores provoquées par ces fléaux dans le cadre de la saison estivale, et tenter de préserver la tranquillité et la sécurité des estivants et des habitants des grandes cités '»Un autre riverain préconise une autre idée «ne devrait-on pas imposer une limitation de vitesse en zone urbaine, interdire aux grosses motos l'accès des villes à certaines tranches d'heure '»Selon un autre citoyen écœuré par ces excès, il nous dira «des contraintes doivent être imposées aux cortèges nuptiaux, contre l'utilisation abusive des sirènes, des klaxons, des pétards prohibés, armes à feu, et feux d'artifice proscrits».Il faudrait un véritable cahier des charges qui viendrait compléter la loi sur le code de la route, car des milliers de familles sont endeuillées par ces jeunes inconscients et par l'absence d'une réglementation, que doivent appliquer impérativement les autorités locales, la police et la gendarmerie.
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