Blida - Revue de Presse

Spéculations des aviculteurs



Des poussins d’un jour à 20 DA l’unité Après le vol des câbles téléphoniques en cuivre, des couvercles d’avaloirs, des compteurs d’eau et de la tuyauterie, dont des réseaux composés de voleurs sans scrupules ont fait leur spécialité pour les écouler chez nos voisins de l’ouest, une autre pratique est en train de se généraliser parmi les aviculteurs et risque de saigner davantage l’économie nationale. Cette fois-ci, de pseudo-aviculteurs se mettent de la partie pour obtenir le soutien de l’Etat avant de se débarrasser de leur élevage. Selon les petits revendeurs de poussins d’un jour qui ont récemment investi le marché Sidi Okba en Ville Nouvelle et les rues adjacentes, les centaines de petites volailles qu’ils exposent à la vente pour 20 dinars l’unité proviennent, en grande partie, de cette pratique. Le jeune R.S., 15 ans, qui proposait hier des poussins à 20 DA la pièce et que nous avons interrogé sur leur provenance, déclare «C’est auprès d’un aviculteur de Blida que j’ai acheté, 10 dinars l’unité, la centaine de poussins que vous voyez là. D’après le personnel du hangar, l’intéressé s’est déjà débarrassé de plusieurs milliers de poussins pour ne pas avoir à les nourrir et les entretenir». A M’dina Jdida, hier, il y avait au moins une quinzaine de jeunes enfants qui vendaient 20 Da la pièce de menus poussins d’un jour en provenance d’élevages de Blida et de Boutlelis. D’après certaines indiscrétions, ayant obtenu un important appui financier, de nombreux aviculteurs, que seul le gain immédiat et facile intéresse, ont décidé de liquider leurs élevages pour ne pas avoir à les entretenir et dépenser tout ou partie de la subvention généreusement accordée par l’Etat. Pour rappel, il y a quelques années de cela, d’autres gens de la profession, décidés à se débarrasser de leurs élevages mais qui n’avaient alors pas trouvé preneurs, les avaient tout simplement lâchés dans la nature, faisant la joie des enfants qui ne se doutaient pas qu’il pourrait s’agir de poussins malades susceptibles de les contaminer. Peut-être plus prévoyants que les aviculteurs, les jeunes revendeurs de poussins ont pris la précaution de proposer à la vente en même temps que la volaille des petits sachets contenant la provision pour dix jours d’un mélange d’aliment. Avec l’arrivée des grandes chaleurs et les risques toujours possibles de maladies aviaires, il serait peut-être temps pour les pouvoirs publics de contrôler plus sérieusement les élevages et s’assurer que les subventions accordées par l’Etat ne sont détournées de leur destination initiale. Sinon, la saignée de l’économie nationale ne connaîtra plus de bornes.
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