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Son implantation est prévue à Blida



Son implantation est prévue à Blida
Après les cliniques, un hôpital privé ' Ce serait une première dans notre pays, dans le secteur de la santé qui souffre de mille maux. C'est du moins ce que laisse entendre l'annonce faite, hier, par le ministre de la Santé. Celui-ci a repris une idée lancée déjà par un de ses prédécesseurs en 2006, une idée qui n'a jamais été concrétisée huit ans après. Cette fois-ci sera-t-elle la bonne 'C'est ce qu'a déclaré hier, à la presse, le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf à la clôture des assises régionales (centre) de la santé en faisant cette annonce, laconique. Le ministre n'a apporté aucune précision quant à la teneur du projet, les délais de réalisation et encore moins son mode de financement. Quoi qu'il en soit, cette fois sera-t-elle la bonne ' Car, l'annonce de la réalisation d'un hôpital privé avait déjà été faite en 2006 par Amar Tou, alors premier responsable du secteur. Il avait assuré que l'Etat allait autoriser les hôpitaux privés en Algérie. En visite d'inspection dans la wilaya de Ghardaïa, l'ancien ministre de la Santé avait précisé que le texte de loi portant création d'hôpitaux privés allait être promulgué par ordonnance. Le futur hôpital «privé» de Blida, si jamais il était réalisé, viendrait ainsi conforter l'implication du privé dans le secteur de la santé. L'expérience des cliniques privées n'a pas été totalement concluante. La mauvaise gestion de quelques-unes à été, à maintes reprises, mise à l'index. Un rapport de l'inspection du ministère de la Santé établi en mars dernier, avait fait état de nombreuses lacunes et de dépassements en matière de gestion et de qualité de service de ces cliniques. Le rapport avait relevé également que de nombreuses cliniques privées ne disposent pas de dossiers de patients. Des dépassements ayant contraint le ministère de la Santé à hausser le ton, menaçant de fermeture les cliniques qui ne se conformeraient pas au cahier des charges. Quoi qu'il en soit, l'urgence serait la réorganisation efficace du secteur pour répondre aux préoccupations du citoyen. Dans un pays où pourtant, des sommes colossales sont déboursées pour l'acquisition du matériel, de la formation et autres, se faire prendre en charge dans un établissement de santé publique, relève du véritable parcours du combattant. A cette mauvaise prise en charge des patients, vient se greffer une autre problématique aux lourdes conséquences?: le vol du matériel médical et des médicaments. Des vies humaines sont otage de lobbys mafieux qui font du monde «des affaires» un empire. En un mot, les établissements de santé publique se sont transformés par la force des choses en de véritables mouroirs pour reprendre le qualificatif d'un autre ancien ministre de la Santé, Saïd Barkat en l'occurrence. «La situation régnant dans les hôpitaux algériens est délétère», avait affirmé en avril dernier le président du conseil national de l'Ordre des médecins dans son intervention sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. «Quand vous vous présentez pour une consultation quelconque et que vous obtenez un rendez-vous, pour des mois plus tard, vous êtes face à une situation qui ne prête pas à l'optimisme», avait regretté Mohamed Bekat Berkani. L'accès aux soins est devenu, aujourd'hui, très difficile pour les Algériens. «Notre préoccupation de tous les jours est celle d'assurer une meilleure prise en charge pour tous les malades et surtout d'assurer un cadre humain dans les infrastructures de santé», ne cessent de répéter les responsables du secteur. Ainsi, l'ouverture d'un hôpital privé devrait certainement changer les choses et les m?urs. Reste une interrogation : qui aura le droit et les moyens d'y accéder.


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