Il y a de plus en plus de malades mentaux dans les rues des villes et les agglomérations rurales de la Wilaya, une situation qui s'expliquerait par l'absence d'unités de soins spécialisés. Selon des sources médicales, cette catégorie de malades est totalement dépourvue des moyens pour leur prise en charge dans le secteur public, puisqu'il n'existe qu'un psychiatre et aucun service d'hospitalisation pour les cas les plus graves.
C'est pourquoi, ces derniers sont le plus souvent transférés à l'hôpital psychiatrique de Blida, mais sans la possibilité d'y être internés, car la plupart du temps, ils reçoivent les soins sur place avant d'être refoulés vers leur commune de résidence, à cause, semble-t-il, de la saturation des capacités d'accueil de cet établissement. Les quelques spécialistes dans le domaine, qui exercent dans le secteur privé, sont confrontés au même problème, puisqu'ils n'ont aucune infrastructure d'accueil pour le placement des malades ni moyen de transports jusqu'à l'hôpital de Blida.Et les communes auxquelles revient cette mission, sont « défaillantes sur ce plan », déplore-t-on. Sans aucun suivi, les personnes atteintes de troubles mentaux,dont certaines représentent un danger certain pour la société, errent à longueur de journée sans aucune assistance ni prise en charge médicale. L'Etat a, certes, prévu un nouvel hôpital psychiatrique dans la région à l'ouest de la Ville côtière de Ténès. Le projet n'a pas encore démarré depuis une année.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A. Y.
Source : www.elwatan.com