
La séance d'audition des témoins dans l'affaire Khalifa bank, samedi devant le tribunal criminel de Blida, a révélé que seule la défunte compagnie aérienne Khalifa Airways avait présenté un dossier en actionnariat unique (EURL), alors que d'autres dossiers étaient composés de plus d'un actionnaire.Ainsi, le témoin Benchemmam Messaoud, qui occupait le poste de directeur de l'aviation civile au ministère des Transports, a indiqué que seule Khalifa Airways avait présenté, en 1998, un dossier d'une EURL (Entreprise à responsabilité unipersonnelle), alors que les autres dossiers étaient constituées d'actionnaires. Ces entreprises étaient Antinea Airways, Sahara airways et Ecoairways.Le même témoin a noté que les deux critères qui déterminent l'attribution de l'autorisation de l'exploitation des lignes sont "la capacité de la compagnie à exploiter les lignes aériennes en toute sécurité, en plus du capital présenté par les détenteurs".Pour sa part, la défense de l'accusé Abdelmoumene Khelifa, l'avocat Nacerdine Lezzar, a indiqué que ce point était "très important", car, a-t-il soutenu, "l'activité de toutes les compagnies privées a été gelée, comme a été gelée l'activité de Khalifa Bank".Ce à quoi le juge Antar Menouar a rétorqué en expliquant que "la suspension des activités des compagnies aériennes n'a rien à voir avec Khalifa Bank", se référant au propos d'un témoin qui a évoqué l'existence de deux sociétés privées qui assurent le transport au profit des travailleurs de firmes pétrolières activant au sud du pays.Benchemmam Messaoud a abordé la question de la formation des pilotes de Khalifa Airways accomplie à l'université d'Oxford, dont le nombre est évalué à 220 navigateurs qui ont bénéficié, par la suite, d'une autre formation en Jordanie.S'agissant de l'avion, dont la date de fabrication remonte à 1970, le témoin a déclaré qu'il "a été donné par le liquidateur à la faculté des sciences de l'aéronautique de l'université de Blida", expliquant que "l'âge d'un avion ne signifie pas expiration de son exploitabilité s'il bénéfice de la maintenance nécessaire".Il a ajouté que l'appareil "était toujours exploitable avant la suspension des activité de Khalifa Airways".Pour sa part, Nabil Aimeur, qui était directeur du transport aérien au Ministère des Transports, a dit avoir rencontré Abdelmoumene Khelifa en 1998, qui était venu au ministère, accompagné d'un proche (Ghazi Kebbache) pour déposer le dossier de création de la firme aérienne.Pour ce qui est de l'attribution de l'autorisation d'exercice, le témoin a affirmé que la direction qu'il dirigeait "émet juste un avis".Interrogé par le juge sur les "privilèges dont il a profité, lui, et sa famille", le témoin a nié l'existence d'une relation avec l'acceptation du dossier de Khalifa Airways par la tutelle. "Mon rôle est technique et pas administratif", a-t-il répondu.De son côté, Boukhalfa Chebrague, qui était directeur central des finances à Naftal, a indiqué avoir rencontré Abdelmoumene Khalifa en 2001 dans une villa à Hydra en compagnie de son proche.Il a ajouté, qu'une somme de 1 milliard de DA a été déposée auprès de Khalifa Bank pour un taux d'intérêt de 12% en 2001. "Cet argent a été récupéré ainsi que les intérêts", a déclaré le témoin.Le procureur général a interrogé le témoin sur l'usage et l'exploitation de la villa ou il avait rencontré Abdelmoumene Khelifa, affirmant qu'il "y avait pas de bureaux". Le juge Antar Menouar a levé la séance en fin de journée annonçant que d'autres témoins seront entendus dimanche.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz