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Séisme à Hammam Melouane (wilaya de blida)



Séisme à Hammam Melouane (wilaya de blida)
Même si le tremblement de terre de dimanche soir à 21h06, ayant frappé Hammam Melouane et tout l'Algérois, était fort par rapport aux derniers séismes ayant secoué cette région en décembre dernier (4,8 sur l'échelle de Richter contre 4,7 et 3,5), la panique des citoyens était beaucoup moins importante et intense cette fois-ci.Peu de gens sont sortis dans la rue, comme d'habitude, pour exprimer leur peur et leur inquiétude. Pour certains, les habitants de la région Centre commencent à se familiariser avec les tremblements de terre qui la frappent depuis décembre 2014 ; pour d'autres, au moment du séisme, ils étaient surtout concentrés sur le match de football décisif opposant l'équipe nationale à celle de Côte d'Ivoire.Pour Abdelkader Lazereg, psychologue clinicien spécialisé dans le psychotrauma, il est connu que lors d'un événement traumatique, qu'il s'agisse de tremblement de terre, d'inondation ou d'attentat, les témoins de l'action manifestent deux types de réactions différentes : le stress dépassé, inadapté, est marqué, entre autres, par la fuite, la panique ; alors que le stress adapté a des effets psychologiques positifs, tels que la clarté d'esprit, le sens de la réalité et l'évaluation du danger. «D'aucuns se demandent pourquoi les populations des zones touchées par le tremblement de terre survenu dans la soirée de dimanche n'ont pas cédé à la panique comme lors des précédents séismes de Hammam Melouane.Au moment de la secousse tellurique, survenue à 21h06, les populations dans leur grande majorité étaient face à leur petit écran, stressées déjà et focalisées sur le déroulement de la rencontre Algérie-Côte d'Ivoire», explique-t-il. «En fait, le stress est focalisateur d'attention, mobilisateur d'énergie et incitateur à l'action. Toutes les pensées en cours, à ce moment-là, chez les supporters algériens, étaient centralisées et dirigées sur une situation stressante puisqu'au moment du tremblement de terre, l'Algérie étaient menée au score et le danger, s'il y a danger, ne pouvait venir que de l'issue de la rencontre, de l'équipe ivoirienne et de rien d'autre», ajoute-t-il.Au moment du séisme et malgré son intensité, les téléspectateurs ont réagi, toujours selon le même psychologue, par un fonctionnement mental spontané et adapté à la situation stressante du moment par une position de solidarité avec les joueurs. «Il ne fallait surtout pas céder à la panique réactionnelle au tremblement de terre, contenir ses émotions pour continuer à soutenir l'équipe à remonter le score», poursuit-il. En temps «normal» il y aurait eu, d'après notre interlocuteur, des réactions inadaptées avec panique collective comme lors du précédent séisme. Ce n'est là qu'un avis qui peut expliquer, en partie, la réaction contrôlée des populations ayant ressenti la secousse.D'ailleurs, le lendemain, on commentait beaucoup plus l'élimination de l'Algérie que l'intensité du séisme qui n'était pas, en fait, un événement par rapport à la défaite !


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