Blida - Revue de Presse

Secteur des travaux publics à Blida



Bougara dans l?attente Bougara, une daïra à 30 km au sud d?Alger, bifurcation après quelques kilomètres sur la route de Hammam Melouane : c?est la RN 64. Cette route nationale est très connue car, il ne faut pas oublier qu?elle relie Blida à Médéa par l?ouest ou, mieux, la seconde voie de pénétration du grand Sud. Le tronçon long de 26 km peine à être réalisé : 10 km depuis la fin de l?année 2004. Réquisition d?une entreprise, délais impartis puis revus après découverte d?une étude du terrain erronée, révision de celle-ci, insécurité, intempéries, visite du ministre des Travaux publics une année plus tard et des encouragements appuyés furent donnés à l?entreprise. Stupéfaction cependant, avec la décision d?un arrêt des travaux deux jours après et ce, pour un complément d?études. Cet arrêt durera pas moins de six mois. Puis la décision de reprise des travaux le 8 mai 2006 sans que les résultats de l?étude ne soient livrés à l?entreprise. Pour non- évaluation des travaux et absence de quantification, une immobilisation est observée durant la saison estivale et lorsqu?un terrain d?entente est trouvé, grâce à l?intervention du wali de Blida, une pénurie de sable des oueds surgit et qui ne sera résolue que le 18 novembre 2006, avec l?arrivée de l?autorisation d?extraction mais, à cette date, les délais impartis à la réalisation du tronçon étaient dépassés et tomberont alors les pénalités de retard. L?entrepreneur M. Bouabdallah, documents à l?appui, assure qu?il n?est nullement responsable de ces multiples retards qui l?obligent à payer trois millions de dinars, sans parler de l?application des 10% de pénalité à la fin des travaux, soit un manque à gagner de 15 millions de dinars. Les tentatives de médiation par le biais de la justice à laquelle s?était alors adressé l?entreprise et de la wilaya pour trouver un terrain d?entente entre la DTP de la wilaya avec à sa tête un nouveau directeur et le chef de la daïra de Bougara mais la mésentente demeure, au détriment du projet. Contacté, M. Omar Saïdi, DTP de la wilaya de Blida, assure qu?il est un homme de dialogue et que ce n?est pas sa direction qui a intenté une action en justice, mais l?entreprise pour laquelle il salue néanmoins, le courage. « Le projet est toujours en vigueur et je rappelle que je suis un homme de dialogue. La justice que l?entreprise a sollicitée va apprécier les torts des parties, mais cela ne doit pas empêcher la poursuite des travaux et le projet doit être sauvé. » Pour M. Saïdi, l?entreprise avait reçu au départ de fausses études et la DTP saura en tenir compte. Une manière pour l?administration de corriger les torts avec sans doute, l?octroi d?autres projets au moment où le tronçon de la RN 64 souffre d?immobilisme.
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