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REDA HAMIANI, PRESIDENT DU FORUM DES CHEFS D'ENTREPRISES : «Je me représente pour un nouveau mandat de deux ans»



Entretien réalisé par Brahim Taouchichet
A l'occasion de la tripartite qui se tiendra jeudi et vendredi, M. Réda Hamiani, président du FCE (Forum des chefs d'entreprises), nous en parle un peu plus sur les points inscrits à l'ordre du jour et notamment la position favorable au relèvement du SNMG de l'association créée en 2000 et qu'il préside. Au passage, il nous déclare qu'il se représente pour un nouveau mandat de deux ans après celui en cours qui prendra fin le 17 novembre prochain.
Il saisira aussi l'opportunité de cette nouvelle rencontre gouvernement-UGTA-patronat pour réitérer les préoccupations des membres du Forum. Pour nous, c'est aussi l'occasion d'aller au fond des aspects touchant au secteur privé dans l'économie du pays. Le patron des patrons ne se pose pas en syndicat revendicatif quand bien même il formule nombre de critiques quant à la gestion de la politique économique qui souffre de manque de vision et de stratégie. Il dit vu l'aisance financière actuelle du pays que l'argent n'est pas tout pour un réel décollage économique. Une invitation «aux pouvoirs publics de nous dire ce qu'ils veulent». L'opiniâtreté de Réda Hamiani est sans commune mesure avec une santé fragile et sa détermination à se battre pour, dit-il, «développer notre association en lui donnant plus de poids sur la scène économique pour peser sur les prises de décision à caractère économique en faveur des PME / PMI et du secteur privé».
Le Soir d'Algérie : Monsieur le Ministre, voulez-vous nous dire dans quel état d'esprit vous allez participer à la tripartite de demain jeudi '
Réda Hamiani : Serein ! C'est un moment important dans la vie politique et économique du pays. Nous avons besoin de nous mettre d'accord, d'analyser les situations économiques et d'en faire les évaluations. Nous souhaitons des concertations profondes, élargies qui pourraient déboucher sur plusieurs réunions.
C'est acquis, le Forum des chefs d'entreprises participe désormais régulièrement aux rencontres avec le gouvernement. Qu'attendez-vous concrètement de ces rendez-vous très officiels '
L'amélioration de l'environnement et la prise en compte des messages qui viennent de l'entreprise. Nous souhaitons que nos autorités soient suffisamment imprégnées des réalités entrepreneuriales du pays, qu'elles soient à l'écoute de toutes les difficultés que les chefs d'entreprise rencontrent. Depuis déjà un certain nombre d'années, l'environnement est difficile. Il faut donc que nous puissions faire parvenir ces messages et que les diagnostics soient faits correctement, que les solutions proposées aient notre assentiment. Souvent, ça reste théorique, les relais d'exécution ne sont pas au rendez-vous du fait de la frilosité de notre administration. On a constaté cet été qu'entre la prise de décision et son application sur le terrain, il y a un décalage et de longs délais. Nous voulons mettre le doigt sur ce qui fait mal et signaler aux autorités que si les orientations politiques sont généralement bonnes pour l'entreprise et l'économie, l'administration diminue l'impact de ces décisions.
Chaque tripartite semble réglée dans les détails quant à l'ordre du jour et divers autres sujets. Vous regrettez le fait que le FCE ne soit pas associé à l'examen de certains d'entre eux à l'exemple du programme de mise à niveau des PME '
Non, désolé de vous le dire, on n'a pas exprimé ce sentiment. Pour l'ordre du jour, on a été invité pour le préciser et éventuellement le compléter. On n'a donc pas été exclu. Lors de la tripartite du 28 mai dernier, il a été convenu de créer des groupes de travail au sein des ministères qui devaient étudier les mises en œuvre des mesures prises, les conditions d'applicabilité. Huit groupes ont été constitués pour la circonstance. Pour chacun de ces groupes, c'était l'occasion de nous concerter sur des points précis. Nous avons fait des suggestions qui ont été prises en considération. Pour le document final, nous ne l'avons pas confectionné ensemble mais nous allons l'examiner conjointement.
Qu'en est-il des décisions prises lors de la dernière tripartite ' Notez-vous une avancée dans l'amélioration du climat des affaires '
C'est trop court comme délai pour juger ! Après la tripartite du 28 mai, nous avons tenu des réunions aux mois de juin et juillet. Les pourparlers et les négociations (négociations entre guillemets) ont abouti à des documents que nous allons évaluer. Des instructions ont été données aux banques pour qu'elles appliquent les nouvelles règles de financement plus favorables à l'entreprise. Les crédits passent ainsi de 2 millions à 4 millions de dinars par an. La remise documentaire est réintroduite. Pour ce qui nous concerne, nous avons saisi nos membres pour qu'ils nous donnent leur avis sur les conditions d'application de ces règles dans leur région et dans leur secteur. On observe ainsi qu'il y a une application inégale de ces mesures car elle n'est pas uniforme d'un territoire à un autre. C'est là un point que nous allons signaler de façon à ce que l'ensemble de l'administration soit alignée sur ces mesures et à la teneur des principaux dispositifs. Il faut qu'à Tissemssilt on applique les mêmes règles qu'à Blida ou à Sétif. C'est un exercice qui doit se faire entre administrations et il faut bien qu'elles s'y fassent. On est dans un même pays, dans un même corps de lois. Nous attendons donc beaucoup de l'environnement. Nos autorités en sont conscientes. Un premier train de mesures à caractère strictement économique a été déjà pris le 28 mai. Cette fois-ci, nous avons à discuter du contenu social. Il va y avoir certainement le relèvement du SNMG, les questions de retraites, etc.
La tripartite de jeudi fera donc la part belle aux dossiers sociaux que défendra l'UGTA. Vous vous êtes déclaré pour l'augmentation du SNMG. Qu'en est-il au juste pour le patronat '
On va certainement entériner. Il y a pratiquement consensus sur la question. Je distingue quand même deux aspects : il y a le côté social, la dimension humaine. Il serait inopportun de ne pas revoir à la hausse le niveau du SNMG. Ces derniers mois, on a noté une hausse des prix des produits agroalimentaires. Le relèvement du SNMG n'est qu'un rattrapage d'une inflation présente sur le marché. Il faut que le pouvoir d'achat de nos salariés soit adapté à la nouvelle grille des prix. La deuxième raison est que tout le monde a été augmenté dans notre pays.
Justement, les travailleurs du secteur privé s'estiment discriminés au vu des augmentations substantielles dont bénéficient leurs concitoyens du secteur public. Quels seraient les risques induits par ces augmentations sur les entreprises privées '
Les chefs d'entreprise sont libres d'accorder des hausses de salaire ou pas. Plus que cela, les chefs d'entreprise adaptent ces augmentations aux résultats de leur entreprise dont la santé doit être bonne, que son chiffre d'affaires soit important. Bien sûr, l'entrepreneur privé fait tout ce qui est dans ses moyens pour augmenter les salaires. Cela dépend des parts de marché, du chiffre d'affaires, tant et si bien que nous offrons des salaires qui atteignent 400 000 et 500 000 DA. Les cadres de haut rang, les directeurs techniques, les commerciaux sont gratifiés de gros salaires. Pourquoi ' Parce qu'il n'y en a pas beaucoup tout simplement et parce qu'ils occupent des postes-clefs. Il n'y a pas une émulation secteur public-secteur privé. Le privé obéit à la règle de rentabilité. Quand il peut, il choisit les meilleurs éléments. Selon les secteurs, on ne peut pas dire que l'économie algérienne soit alignée sur les mêmes standards. Les secteurs qui marchent bien sont le BTPH, l'agroalimentaire et tout ce qui suit la dépense publique. D'autres secteurs comme le bois, la chimie sont en position très difficile.
Les augmentations de salaire poussent à penser qu'il s'agit de redistribution de la rente pétrolière plutôt que de partage de richesses créées pour acheter la paix sociale. Jusqu'où, selon vous, est-il possible d'aller dans cette démarche '
Je mets un bémol dans ce que vous dites parce que dans le secteur public il faut distinguer deux parties : le secteur public de type administratif (le fonctionnaire pur qui ne crée pas de richesses) et le secteur public économique qui devrait fonctionner comme une entreprise privée. Cette rente pétrolière dont vous parlez se retrouve dans les lois de finances, dans le chapitre budget de fonctionnement qui devrait être couvert par la fiscalité ordinaire. Ce n'est pas le cas. L'ensemble des budgets de fonctionnement et d'investissement sont couverts par la fiscalité pétrolière à hauteur de 60 %. Le secteur public économique ne devrait pas être très près de la rente pétrolière mais doit fonctionner comme le secteur privé et se contenter des résultats de l'entreprise pour accepter ou pas la hausse des salaires. La grille salariale devrait être le reflet d'une santé et d'une vigueur d'une entreprise et non pas liée aux subventions consenties par les autorités.
Longtemps marginalisé, aujourd'hui sollicité, le secteur privé serait-il plutôt placé dans une situation de faire-valoir du système '
Le problème ne se pose pas en ces termes. Curieusement, la crise financière internationale de 2008 avec l'affaire des subprimes et ses conséquences a jeté un discrédit sur le secteur privé comme s'il y avait un lien de causalité suggérant que la libéralisation, l'ouverture du marché ont été la cause. D'où une certain défiance. Au même moment, on redécouvre des vertus au secteur public ! Ce que nous souhaitons, c'est la primauté du droit commercial, que l'entreprise soit jugée par le succès ou l'insuccès que sa gestion doit engendrer. Nous disons à nos autorités que la mise à niveau des entreprises n'est pas uniquement une question d'argent. C'est pas parce qu'on a donné de l'argent aux grands groupes étatiques que, forcément, ils vont retrouver le sentier lumineux des bénéfices et des succès commerciaux. Il faut du marketing, un état d'esprit, des structures d'organisation. Une nouvelle conception des affaires doit émerger, l'appoint financier de la part de l'Etat serait la dernière phase dans le processus de remise à niveau.
Ce constat n'incite pas pas à la complaisance envers le secteur public économique dont les entreprises, malgré leur renflouement en argent frais, végètent dans un marasme qui perdure. Votre sentiment sur cette appréciation '
On croit à nouveau aux vertus du secteur public économique comme moteur de la croissance et du développement dans beaucoup de domaines. Ce n'est pas tout à fait faux. Nous souhaitons quant à nous une politique de soutien des entreprises privées pour l'émergence de champions à l'exemple de Cevital, Sim, le groupe Benamor… L'économie que nous avons dans sa partie privée ne fonctionne pas correctement pour produire tous les 5 -10 ans des groupes à dimension internationale. L'environnement est hostile. On a l'impression que dans ce pays tout ce qui dépasse on coupe ! On n'a pas de banque privée. Celles qui ont été créées ont été éliminées. Impossible aussi de créer une compagnie d'assurance. Ce que nous voulons, c'est que l'on soit cohérent, qu'on laisse travailler. Souvent, il y a une tutelle, des ministères asphyxiants. Qu'on dépénalise les actes de gestion. On ne met pas les chefs d'entreprise en prison quand ils prennent un risque. Enfin, que l'Etat ait de la discipline, que ses services fonctionnent selon les règles universelles et pas comme le père Noël qui passe remettre des subventions. La question financière est importante mais ne doit pas précéder les autres efforts de restructuration, de nouvelles visions. Il faut introduire les contrats de performance, un business- plan, un renouveau industriel. Et c'est alors là qu'il faut un accompagnement financier.
Absence de stratégie claire, une politique économique en changement constant. Vous patrons, que diriez-vous aux Algériens qui regardent admiratifs l'essor de la Chine, des pays émergents, ceux d'Asie notamment '
Notre développement économique manque cruellement de stratégie. On ne sait pas ce que nous voulons. Nous voudrions que l'on nous dessine l'Algérie de 2020-2030 qui doit être pensée aujourd'hui. Les autorités doivent faire de la prospective, il y a un ministère pour cela. On devrait connaître la place des secteurs privé et public dans l'économie. Quel type d'industrie voulons-nous : choix de la sous-traitance, l'accent sur les innovations que nous souhaitons, quels sont les secteurs d'exportation pour les autres ' Faut-il faire plutôt des blue-jeans que des tee-shirts, des téléviseurs, des voitures ' On a l'impression qu'on est dans une voiture la nuit et on n'est capable de voir que ce qu'éclairent les phares. Nous avons besoin de nous projeter dans le futur car en plus il y a les prises de risques inhérents aux investissements. L'Algérie de 2020 a besoin de définir les secteurs qui recervont les jeunes qui viennent des universités et des centres de formation. Bref, nous pratiquons une politique conjoncturelle au coup par coup. C'est bien de répondre aux attentes du moment, mais c'est mieux de les intégrer dans une vision de long terme qui préciserait pour chacun des acteurs économiques son rôle. Il y a deux groupes de pays dans le monde : les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) et les Pigs (Portugal, Italie, Grèce, Espagne). Aujourd'hui, ce sont les Brics qui portent la croissance au plan mondial. Pour l'Algérie, l'étendue de son territoire, l'importance et la jeunesse de sa population, ses moyens financiers constituent autant d'atouts pour un décollage. Pour rappel, l'Afrique du Sud, dans les années 60, était bien plus pauvre que notre pays.
D'où pourrait venir le déclic pour un véritable décollage économique ' Les hydrocarbures, principale source de revenus, nous renvoient aussi à leurs effets pervers tant décriés…
Oui, ce déclic intéresse beaucoup de théoriciens mais cela dépend des pays. Cela peut venir de l'agriculture, les innovations dans l'industrie. Le pétrole est décevant pour plusieurs raisons. Il emploie peu de monde et peu de PMI et PME lui sont connectées en tant que sous-traitants. On aurait dû prendre exemple sur la Norvège pour le développement de notre pays. Nos ressources pétrolières sont consommées dans le soutien des prix, le logement, les autoroutes. Cela n'en fait pas un moteur de croissance. L'aisance financière permet d'acheter la paix sociale. On construit un pays presque à l'envers. Le pétrole est devenu un pansement pour soigner un corps malade. Nous reprochons à nos autorités de penser que l'argent règle tout. C'est une approche complètement déformée. Il nous faut un programme cohérent, des objectifs, des mises à niveau.
A propos d'argent justement, dans les échanges commerciaux avec l'étranger le privé génère peu de devises. Qu'en dites-vous '
En dehors de la fiscalité pétrolière qui est de l'ordre de presque 98%, nous n'avons pas pu dépasser 2 milliards de dollars. Dans ce montant, le privé contribue pour une bonne part dans des produits bruts : le vin, les dattes, les capres, le couscous, la semoule, et avec Cevital l'huile et le sucre (premier produit d'exportation avec 25 millions de dollars). Le privé est à 80 % dans les exportations, 100% dans le commerce, 98 % dans l'agriculture. Il est présent dans toutes industries hors hydrocarbures, dans l'industrie et selon les secteurs nous sommes à 40 et 60 %. En résumé, la valeur ajoutée s'établit à 80%. On est dans la création de richesses hors pétrole qui est dominant. Il est le premier employeur avec 6,5 millions d'employés sur une population active de 10 millions. Le taux de croissance du privé est le plus élevé. Mais, curieusement, ces dernières années, notre taux de croissance a été tiré vers le bas par les hydrocarbures. Il y a eu une insuffisance de production, un marché international déprimé. Le taux de croissance se situe ainsi autour de 6%. Le secteur pétrolier participe dans 1 à 2 %. Actuellement, ce taux pour le privé est de 3,5 à 4 %. La locomotive, ce sont les PME-PMI.
Ancien ministre, grand patron qui réussit dans son secteur, vous avez le privilège d'avoir été des deux côtés de la barrière. Quelle expérience en avez-vous tirée ' Cela vous met-il dans des prédispositions différentes quant au traitement de la chose économique '
L'activité de ministre durant presque quatre ans m'a permis de mieux comprendre le mystère de prise de décision de nos autorités caractérisée, à la fois, par la complexité des dossiers et l'impératif constant de trouver les équilibres. Mon apport a surtout consisté à mieux éclairer le gouvernement sur la réalité du secteur privé, sa composante et son hétérogénéité. Cette action a partiellement permis d'améliorer la conception de nos autorités de ce secteur. A l'inverse et fort de cette position «officielle», je m'évertuais auprès de mes collègues à expliquer le bien-fondé des mesures prises dans le cadre des politiques économiques engagées. Cela étant, le constat amer qui me taraude jusqu'à ce jour concerne nos réformes qui, depuis les années 90, initiées par M. Hamrouche, traînent en longueur. Plus de vingt ans après, nous sommes toujours confrontés aux mêmes problèmes (foncier, financement, exportation, environnement des affaires, …) avec les mêmes approches et les mêmes actions engagées.
Vous réclamez une meilleure communication patronat-pouvoirs publics. Cela semble fait dans le cadre de la tripartite. Et dans le même temps, vous mettez à l'index la non-application des décisions qui sont prises. Alors, osons la question : à quoi sert la tripartite '
La tripartite doit être la forme supérieure de la concertation avec nos autorités. Elle ne peut être que politique en raison de la qualité des acteurs représentant notre gouvernement. De notre point de vue, cette concertation doit être précédée par d'autres réunions plus techniques, plus fréquentes et devant regrouper tous les acteurs de la scène économique en vue de dégager des consensus sectoriels à valider par la tripartite. La tripartite tenue une fois par an en moyenne n'est pas suffisante pour insuffler et propager un dialogue fécond et une concertation sereine et utile.
Votre second mandat prendra fin en octobre. Comptez-vous vous représenter à la tête du FCE parce que vous estimez avoir des engagements à faire aboutir '
Mon mandat prend fin le 17 novembre exactement, soit le jour de la tenue de notre assemblée générale élective. Le FCE est très soucieux du respect des principes d'organisation et, dans ce contexte, nous appliquons scrupuleusement nos statuts et règlement intérieur. J'ai confirmé que je me représente pour un nouveau mandat de deux ans. Ma décision a été prise en tenant compte de deux raisons majeures. Il s'agit de ma volonté de développer notre association en lui donnant plus de poids sur la scène économique pour peser sur les prises de décision à caractère économique en faveur des PME/PMI et du secteur privé. Nous travaillons à ce que le FCE soit représentatif d'un patronat éclairé et citoyen mobilisé pour la création de valeurs avec son corollaire la résorption du chômage. Je pense persévérer dans cette voie grâce au soutien d'une bonne partie de nos membres. Aussi, ma candidature vient en réponse à une demande pressante de beaucoup de membres du FCE qui n'ont eu de cesse d'intervenir pour que je proroge mon mandat. De toute manière, je resterai attaché au FCE et à ses ambitions, quel que soit mon statut.
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