
Plus de 20 000 logements de différentes formules n'ont pas été encore lancés dans la wilaya de Blida, dont certains sont inscrits durant la période de 1999. Lors d'une réunion de l'exécutif qui avait pour ordre du jour l'examen du dossier du logement dans la wilaya, Mohamed Bouazgui, le nouveau wali, a été choqué par ce grand retard que connaît le secteur de l'habitat dans cette importante wilaya. Le wali a éprouvé un désarroi en estimant que ce retard constitue un handicap majeur pour le citoyen qui attend avec impatience son logement. Et devant ce constat, il a instruit les responsables des projets en arrêt de trouver rapidement une solution qui permettra de faire démarrer rapidement les travaux. Devant les cadres et même les entrepreneurs des projets en question, le wali a affiché son étonnement en constatant que des projets de logements lancés depuis 1999 ne sont toujours pas achevés pour être distribués. Dans son intervention, il évoque également des logements attribués aux commissions des daïras et la liste des bénéficiaires a été arrêtée alors que les logements ne sont pas achevés. Les statistiques de l'OPGI de la wilaya de Blida indiquent que des logements inscrits en 2005 sont toujours à l'arrêt (300 logements sociaux en souffrance à El-Afroune) à cause de l'absence d'assiette de terrain. Un autre projet de 250 logements lancé au quartier de Sidi Madani, commune de Chiffa, et qui date de l'année 2005, n'a toujours pas vu le jour. "Comment se fait-il qu'on attend dix années pour choisir l'assiette de terrain pour pouvoir lancer les projets", s'est interrogé la wali, qui donne dix jours aux responsables du projet pour trouver une solution. Les mêmes statistiques de l'OPGI indiquent également que la wilaya de Blida a enregistré 20 195 logements dont 10 000 AADL n'ont pas encore démarré. Les mêmes statistiques notent l'existence de 4500 logements de différents types à l'arrêt et 3200 unités en phase de réalisation. Notons enfin que cette réunion a été une grande occasion pour les entrepreneurs d'exprimer leurs préoccupations devant le premier responsable de la wilaya et d'évoquer les multiples contraintes bureaucratiques qu'ils rencontrent. La plupart des projets de logements qui n'ont pas encore démarré ou qui sont à l'arrêt se heurtent à des problèmes de foncier ou des litiges avec les entreprises de réalisation.K. F.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Fawzi
Source : www.liberte-algerie.com