
L'annonce de la nomination de Ghania Eddalia au poste de ministre chargée des Relations avec le Parlement a été accueillie avec beaucoup de fierté et de reconnaissance par une large frange de la population de la wilaya de Blida et plus particulièrement celles de La Chiffa et de Mouzaïa dont est originaire la ministre.Discrète, ne parlant qu'à bon escient, Ghania s'est forgé une réputation de bonne oratrice avec des capacités d'écoute et d'analyse qui ont fait sa notoriété. Réservée, modeste et simple, elle inspire, selon ses collègues députés, le respect et implique des égards. Issue d'une famille humble et de révolutionnaires, son père Brahim, décédé en 1986 à l'âge de 46 ans, a fait partie de la première équipe de football de la JS Mouzaïa fondée en 1963, alors que sa mère, Fatima Zohra née Chaâtal avec son bon niveau en langue française, rédigeait, durant la Révolution, le courrier destiné à l'administration pénitentiaire coloniale pour les familles dont les membres étaient emprisonnés. La famille Eddalia compte aussi 11 chouhada dont les noms sont gravés sur la stèle érigée à la place des Martyrs de Mouzaïa.Aînée d'une fratrie de 9 enfants (5 garçons et 4 filles), Ghania, née le 5 octobre 1963, entame sa scolarité à l'école primaire Khadidja Benkebaïli avant de rejoindre le CEM Chahid Kaddour Nader, le même que celui fréquenté par la défunte Assia Djebar, à Mouzaïa. «Pendant la récréation, elle était toujours en retrait de ses camarades, le cahier dans ses mains, révisant le prochain cours», se souvient un de ses anciens enseignants du moyen. En 1983, elle décroche son bac et s'inscrit à la faculté des sciences humaines et sociales de l'université d'Alger où elle obtient son diplôme de psychologie clinique.Puis elle entame ses premières études de post-graduation en psychologie clinique, ensuite celles de management et ressources humaines. Titulaire d'un diplôme universitaire en psychopathologie obtenu à Dijon (France), elle décrochera par la suite un autre diplôme en victimologie de l'Institut national d'aide aux victimes et de médiation de Paris.En 2008, Ghania entame une formation en gestion des organismes de sécurité sociale à l'Institut national d'assurance maladie de Bruxelles (Belgique) couronnée de succès. Sa carrière professionnelle, elle l'entama, alors étudiante, au sein de l'Association d'aide aux enfants abandonnés de Hadjout (Tipasa) présidée par le défunt Tami Tidafi avant de devenir la directrice de ladite association.Un début de carrière à la CNASCadre au sein de la CNAS, caisse régionale de Blida, notre future ministre va d'abord occuper le poste de chargée d'études puis celui de directrice du jardin d'enfants de Mouzaïa. «Elle était très proche des enfants et de leurs parents et la crèche fonctionnait à merveille avec elle», reconnaît une maman. La population de Mouzaïa, plus particulièrement les parents d'enfants du jardin d'enfants, reconnaissent en elle une responsable dévouée et une ambitieuse. Ses compétences et son sens des responsabilités ne vont pas laisser indifférents ses supérieurs qui vont lui confier la direction de la clinique de chirurgie orthopédique d'El Harrach. Ghania Eddalia sera promue par la suite en sa qualité de chef de département du personnel à la direction de la CNAS de Ben Aknoun. Après de bons et loyaux services, elle se voit confier la direction centrale de l'action sanitaire et sociale à la direction générale de la CNAS avant d'obtenir un détachement à la suite de son élection de députée FLN de la wilaya de Blida lors des élections législatives de 2012.Membre du comité central du FLN, la fille de Mouzaïa se fera remarquer par son sens du travail par ses pairs qui vont l'élire, en octobre 2015, vice-présidente de l'Assemblée populaire nationale chargée des relations extérieures. Polyglotte, maîtrisant entre autres langues, le français, l'espagnol, l'anglais et l'arabe, elle est chargée le 7 février 2016 comme rapporteur de présenter le projet de la nouvelle Constitution devant les membres des deux Chambres et ceux du gouvernement.Le lendemain, Ghania perd sa s?ur Fouzia qui décède après un long combat contre la maladie rejoignant ainsi dans l'Au-delà sa s?ur Hassiba décédée, elle, en 2004 à la fleur de l'âge. Le 4 juin, lors d'un remaniement ministériel partiel opéré par le chef de l'Etat, elle prend ses fonctions de ministre chargée des Relations avec le Parlement. Une tâche à travers laquelle elle représente le gouvernement auprès du Parlement avec ses deux Chambres, l'APN et le Conseil de la nation. La ministre chargée des Relations avec le Parlement aura pour mission, entre autres, de coordonner les relations entre les deux Chambres du Parlement et le gouvernement et aussi contribuer à l'enrichissement des projets de textes à caractère législatif.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkader Lazereg
Source : www.elwatan.com