Blida - A la une

«Propos honteux » !



Colère - L'heure du s'hour approche, direction Megtaâ Lazreg, cette contrée qui a attiré tous les regards depuis le fameux tremblement de mercredi matin.La précarité est évoquée à chaque coin de rue, le mépris des autorités aussi. «Nous avons chassé le wali de Blida et le chef de daïra de Bougara en leur jetant des pierres, parce que ce sont des irresponsables. Depuis le temps qu'ils nous abreuvent de promesses jamais concrétisées, ils viennent, cette fois encore, avec des provocations. Le wali, toute honte bue, nous a déclaré que nous ne devons rien attendre, puisque nous n'avons pas d'acte de propriété de nos demeures. Etait-ce le moment de tenir un tel discours à une population en désarroi '», nous dit un groupe de citoyens qui s'est constitué en cellule de crise. «De tels propos sont inquiétants, surtout si l'on pense qu'il faut s'attendre, après la fournaise de cet été, à la rigueur de l'hiver», ajoutent nos interlocuteurs. Plus que le mal-être de vivre dans une telle situation en ce mois béni, les sinistrés craignent déjà l'arrivée de l'hiver. «Plus grave encore, les sinistrés n'ont pas encore bénéficié de tentes de la part de la cellule de crise instituée au niveau de la wilaya de Blida.» «Aucun responsable, à quelque échelon que ce soit, n'a jugé utile d'agir en notre faveur», se révolte un sinistré. Les fausses promesses des responsables locaux sont étayées par la population de Megtaâ Lazreg. En avançant l'aide qu'ils allaient apporter aux sinistrés, ils n'ont pas trouvé mieux que de nous priver même du couffin du ramadan en procédant à une distribution sélective. «L'administration excelle dans le chantage et le mensonge. Si nous refusons toujours de recevoir les représentants de l'administration, à leur tête le wali, le P/APC nous menace d'annuler notre droit aux indemnités», nous lancent quelques sinistrés. A chaque coin de rue, les critiques des sinistrés à l'adresse de l'administration, se font de plus en plus virulentes. Contacté auparavant au téléphone pour un entretien, le P/APC après nous avoir signifié une fin de non-recevoir, «parce que très occupé», a fini par nous fixer un rendez-vous après la prière des tarawih. Rendez-vous auquel il ne s'est pas présenté. Dommage.
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