Blida - A la une

Pourtant, ils datent de seulement 10 ans !



L'artère principale du chef-lieu de la commune abritant une antenne du Parc national de Chréa et de la fameuse station thermale reprend déjà son brouhaha habituel. Informés du motif de notre «visite», nous sommes vite «cernés» par les habitants. Leurs doléances fusent de partout.«Ma maison risque de s'effondrer», nous dit l'un des jeunes, attablé autour d'un café avec ses amis. «Moi aussi», lance un autre. Entraînés dans d'étroites ruelles mal éclairées, nous suivons les habitants qui en avaient gros sur le c'ur. La nuit, les traces du séisme sont moins visibles de l'extérieur, mais les dégâts sont bien réels. «Venez ! Je vais vous montrer, c'est une véritable catastrophe», nous dit El-Hadi, enseignant, en montrant le chemin vers une sorte de baraquement datant des années 1950. Sur place, chacun veut nous faire visiter sa maison pour montrer l'ampleur du drame. Le tremblement de terre y a fissuré des murs, brisé des fenêtres, détruit des meubles et fragilisé des constructions. Pas loin de là, jouxtant la station thermale, un bâtiment de 32 appartements a été touché de plein fouet. «Pourtant, il n'a été livré qu'en 2004», s'est indigné un des résidents. Après plusieurs allers-retours à travers les couloirs exigus de la bâtisse, le constat est le même : tous les appartements nécessitent des travaux de réfection. «Mais est-il normal que des appartements ayant à peine une dizaine d'années subissent des dégâts aussi importants '», a insisté un maçon habitant les lieux et ayant pris part aux travaux de construction. «Les travaux étaient mal faits. Aucune norme de construction reconnue n'a été respectée ni par l'entreprise réalisatrice et encore moins par l'OPGI de Blida, qui, en tant que maître de l'ouvrage, n'a pas stoppé cette entreprise», a-t-il ajouté. Par ailleurs, certains parents de blessés ont assuré que ces derniers ont été pris en charge par leurs proches qui les ont transférés dans les hôpitaux en l'absence d'un service de secours durant les premières heures du drame.
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