Blida - A la une

Pourquoi l'ambiance a-t-elle disparu '



Bizarre, l'ambiance du 2 juin écoulé n'a pas quitté le stade de Blida après le (4-0). Elle s'est franchement distinguée par son absence sur les places publiques. La capitale et les autres wilayas n'ont effectivement pas bougé. Tout le monde est resté chez soi. Et pourtant, la victoire était là, cette victoire attendue, réclamée, voire exigée.
Et alors que s'est-il passé ou plutôt, que se passe-t-il ' Un silence qui n'arrange pas les choses, un silence qui étonne plus d'un. Est-ce encore une question de marketing sportif ' Même les spots télé et radio étaient absents après la rencontre, les annonceurs ne se sont pas bousculés pour réanimer la flamme, la programmation télévision n'a pas dépoussiéré les fameux chants qui retentissaient à tous les niveaux, avant, pendant et après le match. Même à la mi-temps «l'unique» s'est gardée de diffuser les anciennes chansons héroïques. Dehors, après l'événement sportif, il n'y avait pas de klaxons, ils se sont tus, l'industrie textile a préféré suivre ce triste mouvement alors qu'elle aurait pu jouer le jeu en organisant la fête et mettre à la disposition des jeunes, divers supports aux couleurs des Verts comme ce fut le cas lors de la dernière «histoire». Il n'y a pas eu donc d'équipement de l'Equipe nationale, ni de gadgets, seuls les médias et la presse écrite revenaient sur la rencontre et sur celle qui suivra dimanche soir face au Mali. Mais cela ne peut que susciter le débat entre amis, sans plus. Difficile de faire une analyse, les spots des annonceurs n'étaient programmés que pour une diffusion avant le match mais pas après. Tout converge vers un silence inexplicable. C'est dire qu'il n'était pas facile de faire vibrer les quartiers ou les boulevards. Il est évident que cette situation devant la différence a été nourrie, alimentée par une batterie impressionnante de défaites et de déceptions qui pèse très lourd et provoque nombre de réactions. Est-ce que c'est cela qui fait que les supporters se refusent de reprendre la flamme ' Quelques réactions après le match : «Non, c'est fini, on gagne c'est bien, mais le reste ne m'intéresse pas... (pourquoi '), il faut encore attendre pour tenter de revenir sur scène... Mais pas maintenant, vous voulez que je vous dise, c'est encore presque (enfantin) personne n'est sûr de rien...». Un cadre d'un établissement public dira, «Wallah, que je ne ressens absolument rien, franchement rien. Personnellement, depuis les défaites, les changements et les escalades que le football a connus, cela a dénaturé tout le sens des victoires... Nous soutenons certes nos Verts, mais admettre de parler de victoires, c'est admettre de parler de conflits, de complots, d'intérêts... C'est les accepter dans leur forme». Un supporter qui a suivi les Fennecs partout nous raconte : «Ici sur cette place, j'ai vendu des maillots, des casquettes, des bracelets aux couleurs nationales. J'ai veillé avec des amis du quartier jusqu'à des heures tardives. Nous avons chanté, danser parce qu'il y avait ce goût, ce plaisir et cette joie de porter les couleurs des Verts. Mais depuis la cascade des défaites, le départ de Saâdane, puis ces joueurs qui se sont moqués de nous, eux, qui ne cherchaient que leur intérêt, alors personnellement, j'ai mis au frigo cette ambiance, peut-être un jour...». Enfin, un dernier enchaîne pour dire, «où sont passées toutes les chansons que la télévision algérienne programmait ' Plus rien. Même notre chaîne a fermé ses robinets, alors, cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas contents des victoires, au contraire, mais des victoires qui ne font bouger personne...».


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