
On croyait jusqu'à une période récente que le montant des importations des carburants était la plus élevée en matière de dérivés du pétrole.Or, il s'est avéré dernièrement que la facture des importations de plastique, estimée à 2 milliards de dollars par an, représentait pratiquement le double de celle de l'essence, du gasoil et du kérosène réunis. Pour réduire la facture, notamment en ces temps de crise économique, il faudrait d'abord commencer par acquérir le savoir-faire et former dans ce domaine d'activité. Dans cet ordre d'idées, une école de formation en plasturgie industrielle ouvrira ses portes à la prochaine rentrée sociale à Blida. Cette initiative a été prise par le Club des Entrepreneurs et Industriels de la Mitidja (Ceimi) et le ministère de la formation et de l'enseignement professionnels en partenariat avec le Centre de Formation en Plasturgie français (Oyonnax) et des entreprises françaises qui activent dans le domaine. Selon la déclaration du président du Ciemi à Algérie-Eco, Kamel Moula, «la formation dans cette école touchera tout ce qui concerne l'industrie du plastique. Au demeurant, le centre est pratiquement finalisé, on travaille pour le moment sur l'aspect pédagogique dont la formation des formateurs ainsi que la sélection des livres».
Il a souligné également que «la capacité pédagogique de l'école à ses débuts sera de deux classes avant de s'élargir avec le temps», précise le Pdg de l'entreprise Laboratoires Venus Sapeco, ajoutant qu'«avec la croissance économique actuelle, il faut réactualiser le secteur de la formation professionnelle, c'est pour cela qu'on a établi ce rapprochement», a-t-il souligné. Kamel Moula a poursuivi : «La filière a été choisie pour être un levier pour l'industrie automobile, qui nécessite un taux d'intégration important, et les entreprises qui font la sous-traitance de l'automobile ont besoin d'avoir une main-d'?uvre qualifiée dans le secteur». L'homme d'affaires a ajouté : «le but de cette initiative est d'aller vers la formation utile qui réponde aux besoins de l'industrie en Algérie. Aujourd'hui, dans plusieurs secteurs d'activité, il y a un grand décalage entre le secteur industriel et la formation, donc il faut mettre à niveau la formation selon les besoins des entreprises», a-t-il conclu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Mohamed
Source : www.letempsdz.com