En dépit des moyens humains et matériels mis par l'Etat, afin d'assurer une bonne prise en charge aux cantines scolaires, il s'avère que plus de 60% des établissements scolaires dans la wilaya de Blida n'assurent pas encore les repas chauds ou froids aux élèves.Lors d'un récent conseil de wilaya, consacré aux cantines scolaires, la directrice de l'éducation de la wilaya de Blida, a reconnu ce dysfonctionnement, mais elle a cette fausse note en affirmant que la majorité des cantines scolaires n'ont pas ouvert à cause du manque de la main-d'?uvre, des travaux de réhabilitation des canalisations des eaux usées à l'intérieur des cantines et surtout l'absence des fournisseurs notamment les boulangers, qui, selon elle, refusent d'alimenter ces cantines. Selon elle, plusieurs présidents d'APC n'ont pas trouvé un compromis avec les boulangers à cause du prix unitaire de la baguette du pain. La directrice de l'éducation a indiqué que 70% des cantines ouvertes préparent des repas chauds et les autres 30% assurent des repas froids sans la matière principale qui est le pain.
De leur côté certains présidents d'APC, ont évoqué l'absence de la main- d'?uvre dans les cantines scolaires tout en soulignant que les multiples demandes adressées à l'Agence nationale de l'emploi sont restées sans suites. Au cours du débat, il a été souligné que le P/APC est le premier responsable est l'ordonnateur principal appelé à conclure les contrats avec les fournisseurs. Pour sa part, le président de l'Assemblée populaire de la wilaya de Blida, Abderrahmane Soualmi, «l'incapacité d'ouvrir la majorité des cantines scolaires, est une responsabilité partagée par tous les secteurs en raison de la non-application des lois».
Il évoque par ailleurs le décret 16-222 sur la manière d'organiser les restaurants scolaires. Il parle de la création d'un conseil de coordination sur ce sujet, composé de représentants de l'APC, des établissements scolaires et de la direction de l'éducation, qui dispose de prérogatives pour résoudre le dossier de l'alimentation. «si la loi n'est pas appliquée, nous allons nous réunir jusqu'à la fin de l'année, sans arriver à trouver la solution», a indiqué le P/APW tout en appelant les P/APC, à consulter la loi et agir rapidement afin de ne pas privé davantage les enfants par ce modeste repas. Il ajoutera que la responsabilité de ce retard n'est pas celle des P/APC uniquement, mais celle de toutes les directions qui sont impliquées dans cette opération. En attendant de trouver une solution à ce problème, certains écoliers continuent de ramener leur repas de la maison, et d'autres calment leur faim par une karantita ou des crêpes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B M
Source : www.lnr-dz.com