
"Je ne vous dirai rien sur mon avenir maintenant. J'ai un seul interlocuteur, c'est le président de la Fédération algérienne de football, il faut que je le rencontre déjà pour évoquer la question et puis la suite des choses, mais avant, je vais prendre deux jours de repos car j'en ai besoin", a lâché le coach national lorsqu'on lui a posé la question s'il compte poursuivre sa mission à la tête des Verts ou pas. "Je vais rencontrer Raouraoua et on va échanger", répond Gourcuff, lorsqu'on lui a demandé s'il a besoin de temps pour réfléchir. Le sélectionneur national, qui a fait l'objet de sévères critiques accompagnées de rumeurs d'un éventuel départ suite aux prestations très modestes des Verts contre la Guinée et le Sénégal, en amical au 5-Juillet et le match aller contre la Tanzanie à Dar-Es- Salam, reconnaît avoir vécu des moments difficiles: "J'ai déjà connu ce genre de situation, je suis vieux tout de même. Mais j'avoue que j'ai très mal vécu ces deux derniers mois, je ne suis pas là pour rendre des comptes mais je n'oublie rien", a-t-il fait savoir avant d'enchaîner : "Je n'ai pas pensé à la démission après le match aller face à la Tanzanie sinon je ne serais pas là aujourd'hui. Je ne me suis pas exprimé depuis la dernière conférence de presse de la fin de la partie face au Sénégal. Ce que j'ai dit ce jour-là, est qu'il était possible que je ne sois plus là dans un mois parce que, contractuellement, une élimination face à la Tanzanie fait obstacle mon contrat, c'est tout ce que j'avais avancé." Mais si Christian Gourcuff affirme n'avoir jamais songé à partir, il est sûr que le technicien français est prêt à laisser tomber son système de jeu en 4-4-2 qu'il voulait imposer dès son arrivée et revenir à un 4-1-4-1 qui s'est avéré plus efficace lors de la seconde mi-temps face à la Tanzanie à Dar es-Salam qui a permis aux Verts de revenir au score à deux partout et a confirmé son efficacité à Tchaker mardi soir. "C'est une question que nous avons abordée la semaine dernière avant notre déplacement en Tanzanie. Nous avons constaté que notre problème majeur est sur le plan défensif, ou à la perte de balle, nous avons une fragilité qui se répète depuis un certain temps. Il fallait donc résoudre ce problème. Nous ne sommes pas idiots, tout de même, il fallait résoudre ce problème au milieu du terrain et avoir la capacité de récupérer les ballons dans cette zone avec même des joueurs qui sont encore moins bien dans ce registre. J'ai fait une erreur en arrivant ici et dire qu'on va jouer en 4-4-2. Ce qu'il fallait faire, c'était de jouer en zone avec une occupation du terrain un peu différente, avec le positionnement de Brahimi qui est plus excentré mais ça ne modifie pas totalement la donne en terme d'occupation du terrain, mais juste un réajustement", explique-t-il. Et d'ajouter : "Nous sommes très pragmatiques, il fallait se qualifier, il a fallu donc trouver la solution pour sauver l'équipe et la mettre dans les meilleures conditions. Mais s'il y a une perspective à long terme, je ne retire pas ce que je pense, je pense trouver des milieux de terrain de haut niveau. Nous avons, pour le moment, Saphir Taider et Nabil Bentaleb, qui, quand ils sont à leur meilleur niveau, sont capables de bien faire. Ces derniers temps, on a eu des difficultés dans la récupération du ballon dans ce secteur"."À Blida, les conditions de jeu sont idéalement favorables"Concernant la métamorphose des coéquipiers de Mahrez, à Blida, par rapport à leur piètre prestation à Dar es-Salam au match aller face à la Tanzanie, le driver national met en évidence les conditionsde jeu extrêmement différentes entre les deux matchs."Bien évidemment ce n'est pas le même match que celui d'il y a trois jours. En Tanzanie nous avons joué dans des conditions très difficiles, il était pratiquement impossible pour nous d'enchaîner trois passes. Aujourd'hui, nous avons vu une équipe mise dans d'autres conditions de jeu, je dirais presque parfaites. Ce qui lui a permis d'exprimer d'entrée son dynamisme, sa qualité technique et aussi la présence de certains éléments, car en la présence de Yacine Brahimi sur le terrain, c'est carrément autre chose", a expliqué Gourcuff avant de revenir au nombre important de buts marqués (07) lors de cette rencontre. "Le scénario pour arriver à marquer 7 buts était favorable du fait que nous avons réussi l'ouverture du score très rapidement ' Le score aurait pu être plus lourd que ça si nous avions réussi à concrétiser les dernières actions du dernier quart d'heure match." Ce qui est sûr, c'est que Gourcuff s'est bien plu au stade Mustapha-Tchaker de Blida lorsqu'il s'est montré reconnaissant envers les efforts fournis pour améliorer la pelouse et surtout le public qui était à la hauteur de l'événement."Beaucoup d'efforts ont été fournis au niveau du stade Tchaker pour en arriver à cet état de la pelouse qui, à mon avis, depuis que je suis ici, est la meilleure. C'était une condition importante pour développer un beau jeu. Au niveau du public aussi, quand on a une ambiance chaleureuse, les joueurs aussi ont plus de chance de se lâcher et de pratiquer un beau jeu dans la sérénité", dira-t-il.A. I.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ifticen Ahmed
Source : www.liberte-algerie.com