
L'école sera encore perturbée cette semaine par la grève des enseignants affiliés aux trois syndicats que sont l'Unpef, le Cnapest et le Snapest. malgré les assurances du ministre de l'Education, Abdelatif Baba-Ahmed, qui a indiqué, mercredi dernier, qu'à l'issue d'une réunion mardi entre la tutelle et des représentants de la direction de la Fonction publique, il a été procédé à la signature d'un procès-verbal pour l'intégration des enseignants des cycles moyen et primaire dans les nouveaux grades à l'instar de ceux du secondaire, les trois organisations syndicales persistent dans leur mouvement. Ainsi, le Snapest, qui a annoncé une grève de quatre jours reconductible les 9, 10, 11 et 12 février, a condamné « les instructions données par la tutelle aux directeurs de l'éducation à travers les wilayas pour mener une politique de répression afin de forcer les enseignants à revenir sur leur grève ». Dans un communiqué adressé à notre rédaction, le Snapest a fustigé « la politique du dialogue de sourds pratiquée par la tutelle depuis l'enclenchement du mouvement ». Pour sa part, le Cnapest-élargi a jugé « insensées » les dernières déclarations du ministre de l'Education à la télévision, qui avait affirmé que certains points revendiqués par les syndicats ont été accordés. « Alors, pourquoi sommes-nous en grève ' », s'est interrogé Smaïn Bendhahib, coordinateur du Cnapest de la wilaya de Blida, relevant que, d'un côté, la tutelle appelle au dialogue, et, de l'autre, « elle mène une politique de répression ». « Pour nous, c'est clair, nous ne reviendrons pas sur notre décision de faire grève sans obtenir gain de cause. Sinon notre mouvement serait infondé », a-t-il expliqué. Le président de l'Unpef, Sadek Dziri, réitérant le maintien du mouvement de grève, a lancé, par contre, un appel à la tutelle pour un assainissement graduel du dossier des revendications. Mais, lui aussi, a signalé ne pas être convaincu par l'annonce faite, mercredi dernier, par le ministre de l'Education sur un règlement des revendications des syndicats. Pour lui, une « session de concertation » qui regroupera les syndicats, la tutelle et la Fonction publique est nécessaire pour « rassurer » les syndicats.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Benkeddada
Source : www.horizons-dz.com