
Les opérateurs économiques restent sceptiques dans le domaine de l'exportation de leurs produits malgré les nouvelles mesures prises par l'administration des douanes pour la promotion des exportations hors hydrocarbures. Mardi, lors d'un débat entre les représentants des douanes et les opérateurs économiques de la wilaya de Blida, Kamel Moula, président du Club des entrepreneurs et industriels de la Mitija (Ceimi) et patron de l'entreprise Venus, a mis l'accent sur la suspension de l'opération de l'exportation par voie terrestre qui aurait pénalisé les exportateurs qui ont pénétré le marché africain. Le patron du Ceimi, qui met l'intérêt du pays dans le domaine de sécurité avant tout, estime que l'ouverture de la Transsaharienne pour l'exportation de la marchandise ne doit pas se fermer devant les exportateurs nationaux qui arrivent à avoir une place dans le marché africain.Selon lui, au-delà de l'aspect sécuritaire, l'ouverture de cette route, deux fois par mois, n'est pas du tout rentable pour l'économie nationale. "Les clients africains ne nous attendront pas. Si on continue à être absent dans le marché africain, notre part de marché, arrachée péniblement, sera absorbée par des opérateurs de pays voisins ou européens", souligneM. Moula, estimant que l'exportation par voie aérienne vers les pays africains n'est pas rentable. Il évoque aussi le casse-tête des services des douanes et des agents de la Direction du contrôle et des prix (DCP) lors de l'inspection de la marchandise dans les ports. "Parfois, on attend une semaine à deux pour que le douanier ou l'agent de la DCP procèdent au contrôle de notre matière première importée. Si le douanier n'est pas malade, c'est l'agent de la DCP. C'est un rituel qu'on vit depuis longtemps. Est-ce logique '", s'interroge Kamel Moula. De son côté, El-Malek Djeddi, sous-directeur des techniques douanières à la Direction régionale de Blida, annonce que des mesures ont été prises en haut lieu pour que les deux représentants des deux institutions procèdent au contrôle ensemble. Le représentant de la douane a annoncé que des mesures importantes ont été prises par la Direction générale pour favoriser l'exportation hors hydrocarbures, surtout les fruits et légumes. "Il n'y a plus de procédure lourde qui décourage l'exportateur. Notre objectif est d'offrir plus de souplesse aux opérateurs pour qu'ils puissent exporter dans un temps record. La procédure au niveau de la douane ne dépassera pas les 48 heures. Une fois qu'il a enregistré sa déclaration à la douane, il sera orienté vers le couloir vert pour obtenir son bon d'exportation", a déclaré El-Malek Djeddi, annonçant qu'il n'y aura plus de contrôle a priori pour les exportateurs. Mais le représentant des opérateurs revient à la charge pour évoquer la lourdeur du circuit bancaire et les services du commerce qui, selon lui, restent à la traîne dans cette nouvelle orientation économique. Pour lui, les avantages douaniers sont freinés par la lourdeur des banques.Le représentant de la douane a révélé que les exportations ont concerné le verre, les pâtes, le thon rouge et les dattes fraîches pour une valeur estimée à plus de 3 milliards de dinars. Une hausse des exportations favorisée, selon lui, par les nouvelles mesures prises par l'administration des douanes pour la promotion des exportations hors hydrocarbures.K. FAWZI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Fawzi
Source : www.liberte-algerie.com