Blida

Les mosquées El Hanafi et Ben Saâdoune



Patrimoine n Au c?ur de la vieille ville de Blida, Zenkat Souk. Des venelles propres longées de part et d'autre de boutiques, de magasins, de commerces?et d'étals de légumes et marchands de plantes comestibles.Tout rappelle dans ces ruelles du quartier Si Abdellah?La Casbah d'Alger,?mais en moins délabré.La portion?séculaire du c?ur vivant de la ville des Roses est entretenue par les riverains, les commerçants et les adeptes des venelles, les «anciens natifs». Zenkat?Souk, qui protège en son sein deux vénérables lieux de prière en vaut la promenade. Et pour celui qui ne la connaÎt pas ou peu, c'est une découverte instructive.?Les nostalgiques des venelles animées, où abondent épices, légumes, habits et vêtements, ainsi que toutes sortes de produits commerçables,?ne seront pas déçus. Pendant le parcours sur le?Boulevard qui mène à Zenket Souk, le chauffeur, un jeune Blidéen nous parle des origines amazighes de Blida-Ourida, en l'occurrence des Béni Salah, dont il est un des descendants. Sur notre droite, en empruntant la ruelle piétonnière dans l'attente d'un revêtement, Djamaâ El Hanafi. Tassée sur elle-même, s'appuyant sur ses deux flancs à d'autres bâtisses, la mosquée El Hanafi est dans l'attente des fidèles, l'heure est aux approches de la prière du dohr. Un large portail donne sur un escalier d'une dizaine de marches longeant d'un bout à l'autre la façade extérieure, composée de plusieurs grandes portes ouvertes sur le perron. La mosquée Hanafi Torki, érigée au XVIe siècle pour célébrer le rite hanafite, aujourd'hui baptisée Mustapha Stambouli, s'est étendue par une?extension intérieure pour accueillir près de 500 fidèles. La grande salle de prière est partagée par quatre allées divisées de?trois rangées de cinq colonnes «à couronnes, de style Hammadite».?Quelques instants d'arrêt devant le lieu de culte et remarquez le minaret long «de 35 mètres» de forme octogonale. Un style spécifique à l'Empire ottoman et au rite hanafite, étant donné que le minaret carré se rapporte à l'architecture religieuse maghrébine. En empruntant les ruelles tortueuses, on aboutit à djamaâ Ben Saadoune?ben Mohamed ben Baba Ali,?du nom de l'homme qui réalisa son v?u en la construisant. Tout aussi discrète que?sa voisine dans cet espace de la vieille médina,?la mosquée également érigée au XVIe siècle cache entre ses murs une légende. Ben Saâdoune, marié à une femme vertueuse, n'a pas eu la chance d'assurer sa descendance. Un jour, inspiré, il?sollicita son épouse pour qu'elle lui remette ses bijoux afin qu'il lui troque ce trésor par un autre encore plus précieux. Vint enfin le moment où Ben Saâdoune conduisit sa compagne vers?un endroit de la médina où s'élevait la mosquée qui porte son nom.Il confiera?à celle-ci que le lieu de prière et de méditation qu'elle avait en face d'elle était le fruit du don de ses parures. Il lui déclara que la mosquée était ce présent, promis un jour. Un?cadeau?inestimable pour les bienfaits que Dieu lui accordera pour l'éternité. Une belle ?preuve d'amour envers Dieu du couple Ben Saâdoune, une histoire qui enchante toujours. Il faut souligner qu'il existe?environ 208 mosquées dans?toute la wilaya de Blida, dont certaines ont été classées au niveau local, d'autres au niveau national. Cependant, les mosquées El Hanafi et Ben Saâdoune ont été inventoriées comme faisant partie du patrimoine culturel?historique.


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