La justice a tranché et le verdict est tombé : le tribunal administratif de Blida, dans son audience du 23 janvier 2013, a délibéré au profit de l'association El-Kalem des journalistes et correspondants de presse de la wilaya de Tipasa en ordonnant au chef de l'exécutif de Tipasa de délivrer l'agrément objet du litige et, par conséquent, la reconnaissance du bien-fondé du droit au libre exercice de l'association.
Cette victoire sans précédent démontre, si besoin est, la légitimité du droit inaliénable ainsi que la consécration de la démocratie en Algérie. C'est une première historique où une association de journalistes poursuit un wali en justice et obtient gain de cause pour défaut de l'administration locale qui n'a, à aucun moment, respecté les lois de la République. Depuis toujours, le rôle ô combien ingrat de la presse est tout d'abord d'être un instrument au développement local et, par ricochet, permettre à l'autorité de rectifier le tir. Les journalistes et les correspondants de presse de la wilaya de Tipasa malgré les difficultés inhérentes à l'exercice de leur fonction, voulaient avec leurs articles attirer l'attention du chef de l'exécutif pour palier la rétention de l'information de certaines administrations publiques et, par la même occasion, répondre aux perspectives des couches les plus démunies. La presse n'a, à aucun moment de son existence, mis des bâtons dans les roues et encore moins bloquer les initiatives de développement de la wilaya car les journalistes sont les premiers concernés à l'essor de leur wilaya et travaillent dans cet objectif pour assurer aux citoyens un tant soit peu d'espoir pour améliorer leur condition de vie qui, le plus souvent, sont dans une situation de précarité incommensurable. Le rôle des journalistes est aussi et surtout de répondre aux attentes des citoyens qui n'arrivent pas à résoudre les problèmes liés à leurs conditions sociales et environnementales. Leurs doléances sont portées à l'opinion publique et, en premier lieu, au chef de l'exécutif qui, à son tour, instruit les chefs de daïra et les présidents d'APC pour porter des correctifs et, ensemble, wali et journalistes doivent 'uvrer pour un idéal commun, la recherche de la vérité et l'action en vue d'aider la population. Pour rappel, la plainte a été déposée le 15 mai 2012 au tribunal administratif de Blida sous le numéro 12/01619.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed El Ouahed
Source : www.lnr-dz.com