Elle a fait le bilan des quatre jours qu'a duré cette université d'été où la discussion a été approfondie sur de nombreuses questions sensibles.
Au terme des travaux de l'université d'été du Parti des travailleurs (PT), entamés vendredi dernier à Blida, la secrétaire générale du parti, a exprimé certaines interrogations de son discours de clôture. Aussi, Mme Louisa Hanoune s'est interrogée sur ce que cherchent les membres de la Mission d'observation électorale de l'Union européenne. «S'agit-il de pression sur l'Algérie'», dira Mme Hanoune dont le parti avait exprimé le refus de la présence de ces observateurs lors des élections législatives du 10 mai dernier. La commission a rendu public, avant hier, son rapport final au sujet de ces élection en émettant quelques réserves quant à l'opération de vote. Pour Mme Hanoune, le ministre de l'Intérieur doit plutôt tendre l'oreille au plan interne et écouter les revendications de la société. Sur un autre registre, la première Dame du PT s'est dit inquiète sur le fait que six départements ministériels soient gérés par des intérimaires. «Est-il possible de continuer à travailler sans ministres surtout dans des départements qui doivent préparer la rentrée universitaire comme celui de l'Enseignement supérieur'», s'est-elle interrogée. Louisa Hanoune a fait le bilan de cette université d'été où la discussion a été approfondie sur de nombreuses questions sensibles. Il s'est agi notamment de la crise économique mondiale et ses répercussions sur l'Algérie, les réformes politiques et la souveraineté nationale. L'enseignement n'a pas été en reste puisqu' un exposé sur la situation et les enjeux de l'Ecole et de l'Université algériennes, a été présenté. L'Ecole algérienne est confrontée à de grands défis, notamment «la privatisation que le PT est le seul à rejeter, en défendant au parlement la loi 76 sur laquelle est fondée l'école publique algérienne», a estimé le présentateur de cet exposé. Durant le débat, les intervenants ont appelé à «la sauvegarde» de la démocratisation de l'enseignement et à à la promotion de «la solidarité avec les catégories défavorisées», ainsi que la généralisation des cantines scolaires, notamment en zones enclavées. Pour sa part, le coordinateur national du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes), Abdelmalek Rahmani, a mis en exergue les enjeux auxquels fait face l'Université algérienne, en dépit des réalisations indéniables engrangées depuis l'Indépendance. «L'université créée dans les années 70 du siècle dernier est entrée dans un tunnel obscur, et est, actuellement, en voie de disparition, à cause du système LMD», a estimé M.Rahmani qui a qualifié ce système de «catastrophique». Intervenant lors des travaux, le secrétaire général de l'Ugta, Abdelmadjid Sidi Saïd, a fait une rétrospective sur trois sujets sensibles, que sont la tragédie nationale marquée par le terrorisme, le plan d'ajustement structurel du FMI et enfin la bataille de l'Industrie. Concernant le terrorisme, il a fait un bilan, par ailleurs loin d'être exhaustif, des dégâts causés par le terrorisme, M.Sidi Saïd a rappelé qu'au plan humain, des milliers de citoyens, de martyrs ont été sacrifiés pour la sauvegarde de la République. «Le drame a touché les différentes franges de la société: universitaire, journaliste, enseignant, entrepreneur, travailleur, gendarme, policier, simple citoyen, enfants, femmes et vieux, tous avaient fait les frais de la folie meurtrière des intégristes islamistes», a-t-il dit. Au plan économique, l'ardoise a été salée puisque le patron de la Central syndicale a estimé les pertes à 20 milliards de dollars et enfin au plan social ce sont 120.000 postes d'emplois directs qui ont été sacrifiés. «C'est dire que le bilan a été très lourd. Et c'est grâce au courage des uns et des autres que nous avons réussi à vaincre le tsunami intégriste. Ce sont ces valeureux hommes et femmes qui ont permis à l'Algérie de retrouver la Paix que d'aucuns nous envient», a affirmé Sidi Saïd. La deuxième bataille a été menée, selon Sid Saïd, contre le plan d'ajustement structurel du FMI. «Dans cette bataille on a également eu gain de cause et ce grâce à l'abnégation des Algériens. Aujourd'hui on n'a plus de dette et nous avons un développement économique qui avance grâce au président de la République» a-t-il affirmé. Enfin, la troisième bataille, celle qui consiste à «conforter le développement et l'épanouissement social à travers la réhabilitation de l'industrie nationale qui va consolider une Algérie démocratique, républicaine et fière sans ingérence». L'université du PT se tient, cette année, sous le slogan «50 après l'Indépendance: situation et perspectives», avec la participation de centaines de militants, de cadres et de députés de cette formation politique, qui auront à débattre de plusieurs sujets d'actualité, notamment les élections locales prochaines et la situation régionale et son impact sur l'Algérie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Brahim TAKHEROUBT
Source : www.lexpressiondz.com