Après une série d'actions de protestation organisées durant le mois du Ramadhan dernier, les familles des 17 marins algériens pris en otage par des pirates somaliens continuent de crier leur détresse haut et fort, sans que cela ne bouge du côté des autorités algériennes.
Hier, plusieurs membres de ces familles ont observé un sit-in devant le siège de la Télévision algérienne pour dénoncer encore «le mutisme» de cette dernière et de la Radio à l'égard de leurs affaire. «On veut qu'on parle de nous. Ça suffit de leur silence (médias lourds algériens, nldr) ! Ça fait neuf mois que cette affaire est en cours et ils ne disent rien de nous, ils n'ont jamais couvert nos actions», clament les protestataires. Les familles ont crié aussi leur détresse par rapport à l'état déplorable des leurs. «Ils (marins otages) ne peuvent plus tenir, c'est bon. Ils ne peuvent plus supporter. Ils sont tous très malades», déclare Mme Hannouche, épouse de Nafaâ, ingénieur en mécanique à bord du vraquier MV Blida, piraté le 1er janvier 2011. «Lors de ses appels téléphoniques, hier et ce matin, mon mari a insisté pour qu'on se mobilise et qu'on s'adresse à la presse puisque c'est la seule qui nous écoute», ajoute-t-elle. «Mon père m'a dit que les pirates exigent le paiement d'une rançon pour leur libération», précise Faouizi en dénonçant l'immobilise des pouvoirs publics algériens. Après quelques heures de rassemblement, des journalistes de la télévision et de la radio algériennes sont sortis pour faire, pour la première fois, la couverture d'un rassemblement de ces familles. Pour rappel, la semaine dernière, les pirates ont adopté un ton violent en menaçant d'exécuter froidement les marins si l'affréteur jordanien du vraquier battant pavillon algérien refuse de payer la rançon, selon ce qu'a rapporté le site d'information Somalia Report, un site dédié au suivi des évolutions des actes de kidnapping en Somalie, en citant «le porte-parole» des ravisseurs, Mohamoud Haji Ismail, qui a reconnu l'état lamentable des otages. «Nous exigeons 7 millions de dollars comme rançon. Notre dernier message à l'affréteur est que nous allons passer au couteau les otages (au nombre de 27 dont les 17 marins algériens) s'il refuse de payer la rançon», aurait déclaré Haji Ismail par téléphone à un journaliste du site d'information le Somalia Report. La même source précise que les ravisseurs ne sont pas satisfaits des négociations telles qu'elles sont menées à l'heure actuelle.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S M
Source : www.lnr-dz.com