Les responsables des services de la protection de l'enfance à la DGSN tirent la sonnette d'alarme sur la hausse des cas de cybercriminalité commis par des mineurs ces dernières années. Intervenant en marge d'une session de formation sur la protection de l'enfance, organisée au profit des officiers de police par l'inspection régionale de la police du Centre à Blida, les experts expliquent que le phénomène connaît un grand développement jusqu'à atteindre des informations intimes et de précision sur les personnes. Pour Belkacem Louli, juge d'instruction au tribunal de Blida, la responsabilité de la lutte contre ce phénomène commence par les parents et la famille en général et puis vient la société, qui doit se mobiliser pour lutter contre ce phénomène. Au cours des débats, les responsables des services de protection de l'enfance ont évoqué les différentes contraintes qu'ils rencontrent au cours de leur mission, comme par exemple le traitement qu'il faut prendre quand un mineur est soupçonné d'avoir commis un crime, ou s'il est permis d'appliquer les mêmes procédures qui sont appliquées sur des adultes tels que la prise des empreintes digitales, déclaration sur son identité. Le manque de centres spécialisés pour l'hébergement des mineurs dans les wilayas, ainsi que l'absence de salles conçues spécialement dans les commissariats pour accueillir ces mineurs ont été aussi évoqués par les intervenants. De son côté, le juge d'instruction a tenu à lever certaines ambiguïtés relatives au traitement des enfants dans le domaine juridique que rencontre la police judiciaire. En ce qui concerne l'audition de l'enfant en l'absence de ses parents, le magistrat a expliqué que l'audition de l'enfant en présence de son père est une garantie mais en cas contraire, la procédure est nulle. Il a expliqué aussi la prise des empreintes digitales de l'enfant et l'application du même traitement que celui de l'adulte. Ce sont des mesures qui ne sont pas interdites par la loi aux mineurs et qu'elles pouvaient donc faire l'objet d'une saisie judiciaire, à condition que cela soit conforme aux garanties des droits garantis à l'enfant, tels que la présence de son tuteur ou fonctionnaire civil. Enfin, le magistrat des mineurs a souligné à la fin de son intervention que l'intérêt supérieur de l'enfant doit être primordial pour préserver et protéger ses droits.K. FAWZI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Fawzi
Source : www.liberte-algerie.com