Blida - A la une

Les Blidéens en gardent un souvenir amer



Jeudi dernier, les discussions de la population blidéenne tournaient exclusivement autour du souvenir amer de la première famille contaminée par le Covid-19. C'était par un 25 février 2020 que l'information est tombée. Une dame et sa fille avaient été admises au service infectieux de l'hôpital de Boufarik après des symptômes s'apparentant à ceux du coronavirus.Des analyses effectuées sur les deux patientes confirment leur contamination. Elles seront prises en charge et sortiront, quelques semaines après, totalement guéries. Elles ont été contaminées par un homme âgé, émigré et sa fille, venus à Blida pour assister à un mariage.
Le pire, c'est que plusieurs autres personnes ayant pris part à la cérémonie ont également contracté le virus. Une femme atteinte décédera, et lors de ses funérailles, un grand nombre de personnes fera aussi l'objet de contagions qui en affecteront plusieurs autres et l'hôpital de Boufarik sera dès lors saturé.
La population de Blida connaîtra des mesures sanitaires drastiques et sera mise en quarantaine avec un confinement total. Ses frontières seront fermées et personne ne pouvait ni entrer ni sortir.
Les décès seront le lot quotidien des familles qui vont, désormais, compter chaque jour leurs morts.
D'éminents médecins perdront la vie, à l'image du Pr Si Ahmed, pour ne citer que lui, n'échapperont pas à cette hécatombe.
Des hommes politiques également. Un député RND, en la personne de Abdelkader Ezzeraïmi, a succombé et tout dernièrement un sénateur est décédé.
Jeudi, des familles se sont recueillies sur les tombes des leurs, en hommage à tous ceux qui sont morts par le virus.
Sur les terrasses des cafés de la place Ettoute, les souvenirs macabres s'enchaînaient, au point où l'on a presque ignoré la réhabilitation du kiosque à musique de cette mythique placette.
Une année s'est écoulée , le virus sévit toujours, même s'il a connu une baisse sensible de contaminations, et la population blidéenne ne semble pas avoir retenu la leçon. Elle continue à déambuler dans les rues et ruelles sans port de masque de protection et faisant fi des gestes barrières comme si la pandémie n'existe plus.
M. B.
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