Algérie -Egypte un match pas du tout comme les autres. Décisif puisque l'enjeu est une qualification pour le Mondial 2010 en Afrique du Sud. Cette rencontre au sommet suscite un engouement inhabituel. De nombreux commentaires, virulents parfois, de la part de certains journalistes des deux camps, meublent cette veillée d'armes.
Outre les médias, il y a aussi ces fervents du football qui prennent part également aux débats qui entourent cet événement, mais d'une manière différente. C'est une partie indissociable du sujet. Algériens et Egyptiens demeurent incontestablement les plus concernés. Ce qui n'empêche pas d'autres observateurs avertis des autres pays de s'inviter au débat. En effet, les pays du Golfe accordent quotidiennement, et ce, depuis quelques jours une place importante à cette confrontation au sommet. Divers médias accordent un espace non négligeable à ce rendez-vous. Au Qatar par exemple, la presse a su donner à l'événement l'importance qu'il mérite sans pour autant favoriser une équipe au détriment de l'autre. La presse qatarie a mis en exergue la valeur des deux équipes voire celle des deux pays qui sont « deux nations du football qui font partie des fers de lance des pays arabes et des exemples de fierté pour la jeunesse de la nation, notamment à l'occasion des compétitions internationales », lit-on à travers certains articles de presse de Doha. La communauté arabe établie au Qatar demeure elle aussi très attentive et ne parle que de ce match.Les avis concernant le match sont partagés. Il y a également parmi tous ces amoureux de la balle ronde les « neutres » qui souhaitent, quand même, que le meilleur l'emporte et soit un digne représentant lors du rendez-vous planétaire de Johannesburg. Il est clair que la communauté égyptienne est la plus nombreuse au Qatar comparativement aux autres pays arabes. Ces égyptiens dans leur ensemble que l'on trouve un peu partout à Doha ne versent nullement dans le chauvinisme béat qui pourtant les animait dans le passé en de pareilles circonstances. La plupart d'entre eux prient Dieu pour que l'Egypte se qualifie, mais reconnaissent que la tâche est très difficile, car l'adversaire n'est pas du tout facile à manier. Ali, qui est enseignant depuis quatre ans à Doha, est un fin connaisseur. Il nous dira au cours d'une discussion très intéressante que la balle est dans le camp de l'Egypte et c'est à elle de prouver de quoi elle est capable, avant d'ajouter : « Vous savez, en football tout est possible. Il ne faut surtout pas oublier que l'adversaire est redoutable. » Avant de conclure : « Le match s'annonce difficile pour les deux équipes. »Lors de la même discussion un autre fervent des Pharaons très passionné et un tantinet chauvin nous lancera : « On vous attend de pied ferme pour vous administrer une leçon de football et vous prouver que la défaite de Blida n'était qu'un accident de parcours. Je reconnais que vous avez une bonne équipe, mais nous avons les moyens de faire la différence à domicile », devait-il dire. C'est l'un des rares égyptiens qui affichait clairement son optimisme. Les autres mesuraient l'importance du match et savent que ce ne sera guère une partie de plaisir, tout en priant Dieu pour que la victoire leur sourirait. Le camp algérien demeure prudent, car il sait pertinemment que la partie n'est jamais jouée d'avance. A travers les différentes discussions que nous avons entamées la sentence « qualification certaine » n'est que très peu employée. Tous pensent que le billet pour l'AFSUD se jouera sur le terrain.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A. C.
Source : www.elwatan.com