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Le Soir du Centre/b



TIPASA
Le Syndicat autonome des praticiens de la santé publique en conclave
Lors du congrès qu'ils avaient tenu au début de cette semaine au niveau du complexe touristique Le Grand-Bleu de Tipasa, les membres du Syndicat national autonome des praticiens de la santé publique avaient formulé une revendication de taille. Celle de la révision de la loi de 1985 sur la santé publique.
En marge de l'ouverture des travaux de ce 6e congrès du Syndicat national autonome des praticiens de la santé publique, son président, le Dr Elias Merabet, est monté au créneau en affirmant que la loi actuelle relative à la santé publique dans sa mouture actuelle et malgré des amendements apportés à certains de ses articles est devenue obsolète et désuète, car ne répondant plus aux attentes et préoccupations attendues, tant par la profession que par les malades eux-mêmes qui aspirent à la modernisation et à l'amélioration du service attendu. L'orateur estime qu'il faut une véritable adéquation avec les changements et les développements que connaît la société algérienne. Ce faisant, le président de ce syndicat a interpelé, le nouveau ministre de la Santé, Ziari Abdelaziz, afin qu'on repense la loi actuelle relative à la santé publique et mettre en œuvre une nouvelle législation en conformité avec les préoccupations de la profession, des professionnels, les exigences induites par l'évolution technique, technologique, scientifique et des attentes des patients et les citoyens en général. L'orateur ajoutera que la révision de cette loi devra prendre en charge les propositions des syndicats et des professionnels, concernant, la qualité du service fourni ou à fournir, la nature et la qualité des équipements à acquérir, à destination des professionnels afin de parvenir à exercer dans un environnement normalisé. Le ministre de la Santé a été de ce fait invité à se rapprocher de ces mêmes syndicats au niveau de la base, des polycliniques et des hôpitaux et de s'enquérir des propositions et des attentes de ces professionnels. L'orateur a été plus incisif dans son constat de la situation qui prévaut, en justifiant la nécessité de réviser cette loi sur la santé par le fait qu'il faut la rendre plus conforme aux exigences sociales actuelles et aux changements connus par le pays depuis 1985, date de la promulgation de la loi actuelle, en affirmant que cette dernière est de ce fait devenue désuète, voire incohérente avec la réalité sociale algérienne actuelle. Evoquant les problèmes rencontrés par les professionnels de la santé publique notamment ceux exerçant dans les hôpitaux universitaires, l'orateur estime qu'ils affectent grandement leur performance en ajoutant que les 20 000 praticiens de la santé publique s'exposent de ce fait à des inégalités regrettables et quelquefois à des critiques acerbes, causées par le manque de moyens matériels et équipements, et la pénurie de médicaments et de vaccins. Il ajoutera que les collègues praticiens et autres professionnels qui exercent dans des zones isolées et enclavées souffrent, eux aussi, du problème du logement. 40% de ces derniers ne disposent pas d'un logement de fonction.
Larbi Houari
TIZI-OUZOU
Formation de 150 apiculteurs à la production de la gelée royale par des spécialistes français
Cent cinquante apiculteurs venus des quatre coins d'Algérie, dont 30% de femmes, et des étudiants en 5e année agronomie ont pris part au stage de formation en production de la gelée royale encadré par des spécialistes français, MM. Pelissier Remy, président de la Fédération française des producteurs de la gelée royale, et Cusin Yan, apiculteur, producteur de gelée royale.
Organisé par l'Association pour le développement et la promotion de l'artisanat local (ADPAL) du 27 septembre au 2 octobre dans le cadre des activités du Rucher Ecole, ce stage comportant un volet théorique à Bouzeguene et un volet pratique à Oued Aïssi, avait pour objectif l'initiation aux techniques et méthodes de production de cette précieuse substance indispensable pour le maintien de la colonie d'abeilles et recherchée pour ses propriétés thérapeutiques, en tant que complément alimentaire et puissant revitalisant, accélérant la récupération suite à une fatigue physique, intellectuelle ou nerveuse en plus de son effet euphorisant. D'où son prix de 12 millions de centimes le kg en Algérie et 1 000 euros en France, selon le président de l'ADPAL qui annonce la tenue prochaine de deux manifestations similaires au profit des agriculteurs sur les thèmes de la production du fromage de chèvre avec un couple d'agriculteurs d'Auvergne, ainsi que sur l'olivier, le safran et la truffe. Revenant sur l'événement lors de la journée de clôture consacrée à la récolte de la gelée royale, un apiculteur a déclaré que l'accès à cette formation nécessitait un bagage technique et des connaissances théoriques approfondies sur le cycle de reproduction des abeilles et la sélection de races productrices de la gelée royale soulignant, par ailleurs, que la production de cette substance nécessite un équipement inexistant en Algérie et onéreux, un laboratoire équipé d'eau potable et une hygiène irréprochable.
S. Hammoum
AIN DEFLA
Une journée de vulgarisation agricole, pour qui '
La Direction des services agricoles de la wilaya d'Aïn Defla a organisé, dans un hangar de l'usine de production des aliments de bétail ONAB, lundi dernier, une journée qu'on a appelée «journée de vulgarisation ».
En théorie, ce type de journée doit recréer une situation pédagogique où des personnes possédant l'information la transmettent à un public d'apprenants. On s'attendait à ce qu'un encadrement qualifié, des personnes possédant des connaissances et de l'expérience, vienne les transmettre à d'autres personnes en quête de ces informations pour parfaire leur savoir-faire en vue de mieux produire par eux-mêmes. Il s'est trouvé que lors de cette journée, un élément de l'équation posée était totalement absent, à savoir les personnes en quête d'information, en l'occurrence les agriculteurs. Il y avait moins d'une dizaine d'exposants qui se tenaient dans leurs stands devant quelques caisses de fruits et légumes, une unité de transformation de produits laitiers, un apiculteur et un revendeur de produits phytosanitaires. En fait de public, il n'y avait que la délégation officielle composée des autorités civiles, militaires et d'élus locaux. Alors tout le monde n'a pu s'empêcher de se poser la question, à savoir «à quoi rime l'organisation de ce type de journée en l'absence des véritables concernés» Une journée «entre eux à», avons-nous entendu dire ici et là, une journée ou les responsables du secteur ont brassé du vent. On se demande si quelque part, quelqu'un se serait amusé à calculer le coût de cette journée qui a mobilisé de nombreux fonctionnaires, et par incidence du temps de travail, des dizaines de véhicules, pour le Trésor public et surtout quel en a été le rendement. Comment se fait-il alors au moment où une crise économique sévère et mondiale sévit, ici on continue à organiser ce type de journée juste pour en organiser et continuer à donner l'illusion d'un travail de formation efficace ' Par ailleurs, nous avons pu apprendre auprès d'un producteur d'œufs installé a El Abadia qu'il a démarré sa production avec 80 000 œufs/jour qui est passée à 160 000 et qu'il compte atteindre les 240 000 unités prochainement après extension de son projet. Cependant, il est encore trop tôt pour se féliciter de ces niveaux de production car il nous a été donné d'apprendre que plus de 70% des produits entrant dans la production de l'œuf sont importés de l'étranger, le maïs, soja entre autres. Concernant ces produits, aliments de base dans l'alimentation des volatiles, on ne sait pas si ce sont des OGM (organismes génétiquement modifiés) ou pas, l'information est détenue en haut lieu. Par ailleurs, nous avons été agréablement surpris par un jeune investisseur qui s'adonne à la production de l'œuf d'autruche, qui s'est installé au lieudit Fghailia (entre Djelida et Aïn Defla). «Maintenant, je n'arrive pas répondre à la demande d'œufs et de poussins.». Faisant l'éloge de ce volatile destiné à la consommation, il nous apprend que plusieurs producteurs, dans plusieurs wilayas du pays, s'investissent dans l'élevage de cet oiseau qui viendra renforcer la production du poulet de chair. La clôture de cette journée a été l'occasion du lancement solennel de la campagne de semailles 2012-2013 ' par le secrétaire général de la wilaya.
Karim O.
IL A REMPLACE ABDELATIF BABA AHMED
Un nouveau recteur pour l'Université de Blida
Un nouveau recteur de l'Université Saâd-Dahleb de Blida, en la personne de Mohamed Tahar Abadlia, a été installé, mercredi dernier, dans son nouveau poste, en remplacement de Abdelatif Baba Ahmed, actuellement ministre de l'Education nationale. C'est à l'issue d'une cérémonie à laquelle ont pris part des cadres centraux du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que des dirigeants de l'Université Saâd-Dahleb que Mohamed Tahar Abadlia, ex-recteur de l'université de Bouira, a pris officiellement les commandes de son nouvel établissement universitaire. Il faut dire que cette nomination a coïncidé avec la suspension, la veille, du mouvement de protestation engagé, il y a quatre jours, par la Coordination des organisations estudiantines de l'Université de Blida. Cette suspension est motivée, nous disent des membres de la Coordination, par le souci de permettre aux étudiants de s'inscrire au concours de magistère et d'obtenir leurs diplômes
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