Blida - A la une

LE SOIR DU CENTRE



CHU DE TIZI-OUZOU
Les cancéreux face aux pénuries récurrentes de médicaments
Dramatique est la situation des malades cancéreux traités au service oncologie du CHU de Tizi-Ouzou et dont la survie dépend de traitements stricts administrés selon un programme drastique subordonné à un suivi rigoureux des cures.
Mais depuis des mois, pour ne pas dire des années, le service oncologie ouvert il y a de cela 7 ans connaît des ruptures de stocks de médicaments dont le Xeloda, produit incontournable dans le traitement de bien des types de cancers. Ce qui angoisse les malades et embarrasse à bien des égards les médecins dont les programmes sont chamboulés, ce qui se répercute négativement sur les cures rendues caduques du fait de leurs reports excessifs. Un sentiment partagé même par les infirmières qui font de leur mieux pour aider les malades en dépit du manque d'effectif. Et cela les malades, dont certains sont traités depuis des années, le savent bien. Alors que du côté du service oncologie, on affirme que toutes les dispositions sont prises pour effectuer les commandes dans les délais et en fonction des besoins , un proche de la pharmacie brocarde la PCH, accusée de ne jamais satisfaire les commandes exprimées par le service si bien que les lots réceptionnés s'épuisent au bout d'une semaine. Ce dernier, tout en déplorant que les quotas réceptionnés s'épuisent si rapidement, reproche à la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) de ne pas tenir compte du nombre de malades du service oncologie de Tizi-Ouzou qui dépasserait de cinq à six fois certaines structures similaires du pays mais auquel on attribuerait le même quota. Cela porte un rude coup au moral des cancéreux, conscients que si les malades peuvent attendre, leur maladie n'attend pas. Que font alors les responsables concernés pour soulager leurs souffrances et augmenter leur espérance de vie plus que jamais compromise par ces pénuries récurrentes '
S. Hammoum
TIPASA
Un programme de dessalement de l'eau de mer en souffrance
La mise en service de la station de dessalement de l'eau de mer de Oued Sebt, dans la daïra de Gouraya, d'une capacité de 100 000 m3 par jour, était prévue pour décembre 2011, soit 24 mois après son lancement en 2009.
Or, quoique les études de réalisation furent lancées en 2007 et malgré l'impulsion donnée suite à la visite sur le site en 2009 de l'ex-ministre de l'Energie et des Mines Chakib Khelil, et les assurances données par Miyah Oued Sebt, le maître d'ouvrage, ce projet est toujours à l'état initial après la défection du partenaire anglais. Pour expliquer les causes de ce retard, rappelons que l'ouverture du chantier avait connu des glissements. En effet, prévue pour début 2007, l'accord préliminaire ne s'est concrétisé que le 28 juillet 2008 pour des promesses de lancement des travaux de la station en 2009. A l'origine, cette petite station de désalinisation inscrite en 2004 comme petite station monobloc avait été érigée en grande structure lors de la visite sur le site du ministre des Ressources en eau en 2007. Confiée à la société internationale Biwater Invest Holding Company (société à capitaux bahreïnis), cette station censée être construite sur six hectares sur le site balnéaire de la féerique plage de Oued Sebt, devait être réalisée dans un délai de 24 mois avec mise en service initiale en 2010, mais qui elle fut, hélas, reportée de nouveau jusqu'en décembre 2011 à la suite du glissement des délais liés selon ses concepteurs «à une procédure administrative». A l'appui de ce projet, une convention signée entre le maître d'ouvrage la société Miyah Oued Sebt et le constructeur du projet, qui ont pu obtenir un permis de construire. Ce projet avait mobilisé un investissement de 115 millions de dollars américains et se structure en 20% en fonds propres et 80 % issus d'un emprunt national, dont le prêteur est la banque BNA, et a été lancé par la société AEC (Algerian Energy Company) à hauteur de 49%, ainsi que par la société Biwater Invest Holding Company à hauteur de 51% Les potentiels acheteurs de cette eau dessalée devaient être, à l'instar de la station de Fouka qui est opérationnelle avec une capacité de 120 000 m3/jour, Sonatrach et ADE, pour un contrat s'étalant sur 25 ans. Le prix du mètre cube d'eau était fixé à 0,6794 dollar américain soit 44, 53 dinars algériens. Cette station de désalinisation devait être alimentée en électricité par les postes de transformation d'El-Khemis et d'El-Kherba, dans la wilaya d'Aïn-Defla. Ainsi, la wilaya de Tipasa, avec la mise en service de ses trois stations de dessalement d'eau de mer (Fouka, Bou Ismaïl et Oued Sebt), verra sa capacité de production quotidienne portée à près de 270 000 m3 d'eau par jour. L'objectif de ce programme de dessalement est de desservir en eau potable les wilayas déficitaires de Tipasa et d'Alger Ce programme, qui fonctionne selon la technologie d'osmose inverse, est mis en œuvre actuellement sur le site de Fouka qui dispose d'une capacité de production de 120 000 m3 par jour, mais prévu pour être applicable à celui de la station de désalinisation de Oued Sebt, dans la daïra de Gouraya, d'une capacité de 100 000 m3 par jour. Rappelons que la station de dessalement d'eau de mer située dans la daïra de Fouka, à 50 km d'Alger, et produisant 120 000 m3/jour a été réceptionnée en 2010. Réalisé sur un terrain d'assiette d'une superficie de huit hectares, le projet de réalisation de cette station de dessalement d'eau de mer de Fouka fut lancé en février 2008 et prévoyait pour sa réception définitive un délai de 24 mois. Ses concepteurs sont la société Miyah-Tipasa- SPA, constituée le 21 mai 2007 et composé de la société Algeria Water Investissement répartie entre la SNC Lavalin à hauteur de 51% et la société Algerian Energy Company à hauteur de 49%.
Larbi Houari
PLUSIEURS PERSONNALITES ARTISTIQUES, SPORTIVES ET RELIGIEUSES Y ONT PRIS PART
La Radio de Blida honore Rabah Driassa et Salim Saâdoune
A l'occasion du 50e anniversaire du recouvrement de la souveraineté nationale sur la Radio et la Télévision algériennes, la radio locale de Blida a honoré hier, lors d'une cérémonie conviviale, à laquelle ont pris part plusieurs personnalités artistiques, sportives et religieuses, le chanteur Rabah Driassa et le journaliste-radio Salim Saâdoune.
Pour Mohamed Ouchène, wali de Blida, cette reconnaissance à l'endroit de l'enfant de Blida, Rabah Driassa, est méritoire à plus d'un titre surtout que ce dernier a donné un cachet particulier à la chanson algérienne. Une photo-portrait, accrochée désormais dans l'enceinte de la Radio de Blida, éternisera à jamais, nous dira Ratiba Slimani, directrice de cette institution, le souvenir de ce personnage artistique qui ne rate aucune des occasions organisées par cette radio. Dans la foulée, le chanteur Farid Khodja ainsi que la chanteuse Imen Sahir ont été également honorés. Mohamed Brinis, dit El Bouleidi, l'imam tant aimé par les Blidéens, n'était pas en reste. Les personnalités sportives n'ont pas été oubliés dans cette cérémonie à l'image de la championne d'Afrique de judo Salima Souakri à qui un hommage a été rendu. Il est à noter qu'un filmdo-cumentaire retraçant le parcours de la Radio de Blida, depuis son lancement le 4 juillet 2011 jusqu'à aujourd'hui, a été diffusé lors de ce rendez-vous.
M. B.
MOUZAIA
Saisie de 40 kilogrammes de kif traité
Les éléments de la brigade de recherches et d'investigations de la Sûreté de wilaya de Blida viennent de saisir plus de 40 kilogrammes de kif traité dissimulé à l'intérieur d'un véhicule de marque Peugeot 406 immatriculé à Alger, stationné dans l'une des ruelles de la commune de Mouzaïa, à 15 kilomètres à l'ouest de Blida. Signalés par des citoyens qui ont suspecté la présence de cette voiture garée depuis plus de 24 heures, les éléments de la police, accompagnés par des artificiers, ont fouillé la véhicule en découvrant la drogue et trois téléphones portables de marque Iphone 5e génération. Selon des informations, les propriétaires de ce véhicule l'ont vraisemblablement abandonné, par peur d'être appréhendés par les policiers. A noter que c'est la deuxième saisie de drogue en 24 heures à Blida puisque la veille, cette même brigade a saisi un kilogramme de kif traité à Oued El Alleug.
M. B.
BOUGARA : POUR DENONCER L'INSECURITE
Sit-in des citoyens
Plusieurs dizaines d'habitants de la cité Belkacem-Meziane à Bougara, commune distante de 25 km à l'est de Blida, ont observé, hier, un sit-in devant le commissariat de cette commune pour dénoncer l'insécurité qui règne dans leur quartier surtout que la veille vers 19h30, le gardien de leur parking a été assassiné par un groupe d'individus venus pour casser les voitures qui étaient stationnées. Quelques jours avant, un septuagénaire qui se dirigeait vers une mosquée dans les parages pour accomplir la prière d'el asr a été également assassiné. C'est pour ces raisons que les habitants de la cité Belkacem- Meziane ont manifesté leur ras-le-bol et demandé plus de sécurité dans leur quartier.
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