Par Saïd B.
La pénurie des médicaments se fait sentir de plus en plus à travers le territoire national. Les patients sont devenus impatients car les souffrances se multiplient et il faut bien y mettre fin.
La nouvelle "commission de veille" pour la disponibilité des médicaments essentiels, installée au niveau du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, devra se réunir justement ce dimanche pour plancher sur le sujet et trouver les solutions d'urgence.
Intervenant lors de sa dernière visite dans la wilaya de Blida, mercredi dernier, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui a réagi pour mettre fin à cette pénurie.
Et justement pour ce faire, il a d'abord rappelé que ses services ont ouvert une enquête dont les résultats seront communiqués prochainement, avant de préciser que "nous ne pouvons faire un diagnostic précis de la situation tant que les résultats de l'enquête ne sont pas connus".
Mais, il se trouve que la pénurie est là que les patients veulent une solution d'urgence.
C'est donc pourquoi le ministre a annoncé la création, au niveau de son département, d'une "commission de veille", composée du directeur général de la pharmacie, du syndicat national algérien des pharmaciens d'officines (SNAPO), des distributeurs de médicaments, Conseil national de déontologie et des producteurs, pour un suivi hebdomadaire de la situation au niveau national. Mieux encore, le ministre a également donné des instructions pour l'installation de cette commission au niveau des wilayas dans le but de mener des visites d'inspection et l'identification des dysfonctionnements dans la chaîne de distribution.
Mais, il est très important de préciser que cette commission a déjà été opérationnelle et travaille en principe d'une manière régulière. La preuve c'est qu'au mois de mai dernier, le ministère a bien noté dans un communiqué qu' "Au deuxième semestre, il est attendu une amélioration de la disponibilité des médicaments qui sera progressive et significative". Cette note a fait l'objet d'un communiqué rendu public à l'issue d'une réunion de la cellule de veille et de suivi de la disponibilité des médicaments, regroupant les représentants du ministère et ses partenaires. Cette réunion a porté sur l'"évaluation de la liste des produits déclarés sous tensions ou en ruptures au niveau des officines de pharmacie".
Il a rappelé, à ce propos, qu'une "réduction sensible du nombre de produits en rupture suite à une progression du taux de réalisation des programmes de fabrication et des programmes d'importation accordés en décembre 2018 pour l'exercice 2019 et selon les plans d'approvisionnement transmis par les opérateurs".
D'ailleurs, le ministère a relevé que la cellule de veille "poursuivra sa mission régulière et périodique d'évaluation de la situation jusqu'à atteindre l'objectif de la disponibilité constante et pérenne des produits en question et de garantir la reconstitution des stocks de sécurité", précisant que "le cas échéant, les mesures appropriées seront prises pour le renforcement de la disponibilité".
En attendant la fin de l'enquête
Aujourd'hui, il se trouve que l'autorité de tutelle, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, réfute l'idée de rupture, mais reconnaît effectivement une tension sur certains produits pharmaceutiques.
Une enquête a été lancée sur le terrain et les premières conclusions révèlent des dysfonctionnements au niveau de la distribution. Vente concomitante pour les produits essentiels en tension, absence des conditions élémentaires régissant les activités des grossistes répartiteurs, arrêt d'activité sans informer la tutelle au préalable, pratiques illégales de distribution, changement d'adresse, absence de directeur technique et problèmes de gestion (notamment pour les psychotropes) sont autant de griefs retenus contre les grossistes répartiteurs au niveau national, à l'issue des inspections effectuées par le ministère de la Santé le mois dernier.
" La distribution pose un sérieux problème dans la disponibilité de médicaments. Elle contribue directement et renforce la tension sur certains produits pour lesquels les programmes d'importions ont été libérés dans les délais ; des avenants ont été également signés.
Et devant cet état de fait, le ministre du secteur s'est engagé à prendre des sanctions contre les parties à l'origine de la perturbation et de la pénurie des médicaments au niveau national.
Lors d'une conférence de presse animée à l'issue de sa visite de travail dans la wilaya de Blida où il a inspecté nombre de structures relevant de son secteur, M. Miraoui a assuré que "des mesures seront prises à l'encontre des parties à l'origine de la perturbation et de la pénurie de médicaments", ajoutant "je ne tolérerai jamais de telles pratiques".
Le programme annuel de distribution de médicaments, tracé par le ministère de la Santé, "est suffisant mais nous avons enregistré des perturbations et une pénurie, d'où l'impératif d'identifier les dysfonctionnements dans la chaîne de distribution pour les traiter", a déclaré le ministre, ajoutant "avec la collaboration de tous les partenaires, nous allons connaître le problème".
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S B
Source : www.lemaghrebdz.com