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LE MCA ou l'adolescence à 94 ans



LE MCA ou l'adolescence à 94 ans
Il faut être défaitiste ou, carrément, schizophrène, par une belle soirée d'un automne qui ne « sort » pas de l'été, pour repousser une jolie coupe de glace et opter pour un plateau de braises. Exit toute métaphore, il est tragique pour un club, le MCA, lors du match contre Tadjenanet, de dilapider l'occasion d'occuper le fauteuil de leader pour l'offrir à son adversaire du jour devant des milliers de fans médusés par tant de gâchis. Même la philanthropie ne s'invite pas pour justifier cette pantalonnade. Cette pasquinade. Le déclic n'a pas eu lieu même avec cette victoire contre la JSK qui a fini englouti, le samedi d'après, face à la modeste équipe du NAHD. Une seule adresse pour se soigner, la clinique Drid-Hocine. Récidives pour des... récidivistes ? sans tautologie ? dans une situation qui perdure et persiste chez le doyen des clubs algériens déraillant aux moments inattendus, en phases de force et, souvent, sur tronçons droits. Le MCA des joueurs milliardaires s'empêtre dans la dérision, sadiquement, et accumule les dérives. Pis, le club de 94 ans, ses joueurs et ses dirigeants depuis plus de 30 ans affichent pompeusement leurs persiflages et autres gausseries (j'ai la tentation d'écrire « gosserie »). De relapses en scandales, le quotidien mouloudéen s'est naturellement « monotonisé » malgré les changements (maquillages) de staffs techniques, recrutement de nouveaux joueurs et redistributions de statuts au niveau de la direction. La cacophonie est érigée en règle. Débandade et bérézina font bon ménage dans le jardin « vert et rouge ». Aujourd'hui, le décor est au rouge ! Exactement comme en 2014 lors du match aller à Bologhine face à la JSK où le MCA encaissa 4 buts (par négligence de Chaouchi et de ses défenseurs) alors qu'il menait par 2 buts à zéro et ratait 2 penalties. Depuis, le Doyen ne récolta que 3 points pour la phase aller qu'il termina avec 11 points avant d'en récolter 28 au retour et se sauver de la relégation. Cette fois, avec ces revers face à Tadjenanet et le NAHD, le scénario risque de se répéter alors qu'en début de saison tout le monde, à commencer par le staff, les joueurs et les dirigeants, a « solennellement » tablé sur le titre comme objectif. Une autre bavure au nom de penalties qui se ratent. Face à l'USM Blida, Gourmi rate un penalty... et Chaouchi encaisse un but. Devant Tadjenanet, Aouedj « copie » Gourmi et le MCA perd un autre match. Au MCA, n'y a-t-il pas de tireur spécialiste ' Comme au quartier, le premier qui ramasse le ballon tire le penalty. Trêve de spéculation et place au terrain. Le MCA est devenu un club quelconque depuis bien longtemps suite à l'arrivée de dirigeants néophytes et incompétents. Le MCA vit une crise d'hommes depuis la reforme sportive. Le Mouloudia est passé d'une gestion pédagogique à une gestion démago-administrative qui a accouché d'un football fonctionnarisé avec comme garantie l'impunité pour tous. Les joueurs se limitent à l'acte de présence (entraînement et matches) « feignant » qu'en contre-partie des gros salaires, le club se doit de réaliser l'acte de production. Avec plus-value pour arracher des titres. Ce professionnalisme se nourrissant des « mamelles » du Trésor public touche, pratiquement, l'ensemble des clubs algériens. Au MCA, l'indiscipline tactique est devenue maladive chez nombre de joueurs, Gourmi, Aouedj, Chaouchi, Hachoud (les trois buts de Tadjenanet sont venus du côté droit déserté par Hachoud) qui excellent dans les fioritures. Au fait qu'a-t-on fait des joueurs recrutés à coups de milliards et de publicité tapageuse et qui chauffent le banc ' Derardja, en meneur de jeu... ' Le nouveau coach, Meziane Ighil, est passé de la lumière à l'obscurité en l'espace d'une semaine. Au Mouloudia, il est dit ou « prescrit » que chaque saison, on se saigne financièrement, pour répéter les clichés et synopsis du tragi-comique. Et, il est temps d'aller demander conseil au survivant de l'épopée d'or, Abdelkader Drif, ou alors aller se recueillir devant les épitaphes de Aouf, Derriche, Djazouli sinon faire acte de résipiscence au mausolée de Sidi Abderrahmane.


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