La défaite concédée contre les Verts est mal digérée par les Libyens
Les conséquences de la défaite concédée à Blida dimanche dernier ont été dramatiques pour les supporters de la sélection libyenne.
L'équipe nationale de Libye, n'a malheureusement pas l'intention de digérer avec fair-play sa double déconvenue subie face à son homologue algérienne qui a finalement arraché avec brio son ticket qualificatif à la CAN 2013. Non satisfaits d'avoir été à l'origine de la fin houleuse qui s'était produite à la fin du match aller qui s'était déroulé le 9 septembre passé sur la pelouse du stade Mohammed V de Casablanca, nos voisins et frères de longue date libyens, n'ont pas hésité à donner une tournure très grave et sans précédent à la défaite de leur équipe nationale au lendemain de la rencontre retour dimanche dernier face aux Verts. Pourtant, à la fin du dernier match remporté par les Verts au stade Tchaker, et qui scellait définitivement cette fois le sort du onze libyen, le coach Abdelhafid Erbich reconnaissait lui-même que l'équipe d'Algérie méritait amplement sa qualification et qu'elle pouvait même figurer largement parmi le dernier carré de la prochaine CAN, prévue dès la fin du mois de janvier 2013 en Afrique du Sud. Même la plupart des joueurs libyens qui ont pris part à la seconde confrontation algéro-libyenne, ont tous reconnu que sur le terrain, les joueurs algériens ont été tout simplement exemplaires envers l'EN de Libye. Mais pour notre plus grand dam, ce que nous craignions, et avions anticipé moult fois dans ces mêmes colonnes, quelques jours avant ledit match retour, s'est malheureusement produit.
Nos amis libyens avaient bel et bien l'intention de sauter sur la moindre occasion pour «pourrir» à tout prix les relations algéro-libyennes, déjà quelque peu très tendue sentre les deux pays, notamment après la chute du défunt El Gueddafi. Nous savions pertinemment, et bien avant le déroulement de la dernière double confrontation algéro-libyenne, qualificative à la CAN 2013, que ce dernier face-à-face maghrébin, intervenait dans un contexte très sensible, et qualifié même à hauts risques. Mais côté algérien, on ne souhaitait plus surtout revivre un Algérie- Egypte bis, ni même provoquer la fierté d'un peuple libyen qui venait d'en finir dans la douleur avec plus de 40 années marquées par l'oppression d'un pouvoir qui a fini par chuter à son tour, mais aussi plonger la Libye dans le sang et la division.
L'équipe nationale de Libye n'a pas réussi à franchir le dernier tour qualificatif à la CAN 2013, tout simplement parce que elle est tombée à la régulière à deux reprises face à des Verts qui ont su faire la différence au tableau d'affichage, tant à Casablanca, qu'au stade Tchaker de Blida. Ni plus, ni moins. Mais cette équipe de Libye, et notamment certains joueurs Libyens, sans les citer, ont certainement oublié que lui aussi, le peuple algérien a horreur qu'on touche à l'intégrité physique de son équipe nationale. Les Algériens ne sont nullement différents de leurs frères et voisins libyens. Ils réagissent toujours comme ils viennent de le faire dimanche dernier, lorsqu'un adversaire des Verts, s'est permis de franchir largement le Rubicond à Casablanca, en optant d'entrée pour la provocation et les tentatives d'intimidation sur le terrain.
Le but algérien inscrit sur la pelouse du stade Mohamed V, et qui avait précipité la perte des Libyens, les a en réalité plongés dans l'hystérie totale ce jour-là, et surtout fait complètement disjoncter des joueurs incapables d'accepter avec fair-play la défaite.
Le joueur Salama a délibérément agressé physiquement l'attaquant algérien Rafik Djebbour, dès le coup de sifflet final de la première manche remportée par les Verts à Casablanca, et donné une autre version à la CAF, pour se justifier. Nos amis libyens ont donc plutôt tout intérêt aujourd'hui à faire très attention, et de façon très particulière envers un pays voisin comme l'Algérie qui ne s'est jamais permis de commettre le moindre dérapage à ce jour envers aucun pays du Maghreb, même contre un pays comme le Maroc, malgré un conflit qui dure depuis 1975. Est-il nécessaire de rappeler à nos frères libyens que ni le peuple marocain, encore moins celui de l'Algérie, ne se sont jamais permis à ce jour, de s'attaquer à leurs ambassades respectives, ni brûler les emblèmes marocain et algérien' Mais si maintenant nos voisins libyens s'en prennent physiquement à notre ambassade et brûlent le drapeau algérien comme ils ont osé le faire avant-hier, ils viennent en quelque sorte de franchir un nouveau pas vers l'inconnu, et que le football international ne saurait tolérer. Enfin un joueur libyen comme Ahmed Ezoui ose aujourd'hui comparer Mouamar El Gueddafi à l'Equipe nationale algérienne de football, mal en lui a pris, au même titre que ceux qui veulent à tout prix du côté libyen s'en prendre dorénavant à tout ce qui ressemble à un Algérien.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bachir BOUTEBINA
Source : www.lexpressiondz.com