Par Kader Bakou
Le 20e anniversaire de la disparition de Abderrahmane Aziz est passé pratiquement inaperçu. Mais ce n'est pas la première fois que ce grand artiste, disparu le 6 février 1992, est injustement oublié de tous.
Abderrahmane Aziz, de son vrai nom Aït Abderrahmène, est né le 5 juillet 1920 à La Casbah d'Alger. Comme un grand nombre d'autres grands artistes algériens, il est originaire de la région d'Azzefoun, plus précisément du village Mira. En 1954, il s'installa à Blida sur conseil de son ami Frantz Fanon. C'est, dit- on, Moufdi Zakaria qui lui donna le pseudonyme de «Aziz». Dans le domaine de la chanson, Abderrahmane Aziz a connu la gloire déjà dans les années 1940. En 1947, il enregistre un disque qui rencontre un énorme succès avec des chansons comme Yal Kaâba Ya Bit Rabbiet Zed Ennabiqui passent jusqu'à aujourd'hui à la radio et à la télévision algériennes. Parmi ses plus célèbres chansons figure également Ya Mohamed mabrouk aâlik Al Djazaïr rajaât lik,enregistrée à l'occasion du recouvrement de l'indépendance de l'Algérie. En janvier 1992, un journaliste de l'hebdomadaire local Le Nouveau Tell, qui paraissait à Blida, avait réalisé un entretien avec le chanteur. Par un étrange hasard, l'interview est sortie le lendemain de la mort de l'artiste avec comme titre «Je ne veux aucun responsable à mon enterrement !» Abderrahmane Aziz, dans cet entretien, s'est plaint de l'oubli et de la marginalisation dont il a été victime. On ne sait pas s'il a y avait beaucoup de responsables à l'enterrement de l'artiste à Blida…
K. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Soir d'Algérie
Source : www.lesoirdalgerie.com