
En rendant visite à Sid-Ahmed el Kebir, le saint patron de Blida, au moment où celle-ci enregistrait un véritable essor eu égard à ses nombreux vergers, le Saint Sidi Ahmed Ben Youcef el Miliani, qui était un grand voyageur s'écria : «On te nomme El-Blida (petite ville), moi je t'appelle «El-Ourida» (la petite rose).De par son implantation stratégique sur le flanc des montagnes de l ?Atlas tellien, Blida a enregistré le passage des civilisations romaines, andalouse et turque avant la colonisation française. Parmi les vestiges laissés par les premiers migrants qui avaient fui la péninsule ibérique en 1492, et par les Ottomans, on retiendra la construction des Sept portes qui ont disparues avec le temps. Cependant, dans le souci de permettre à cette wilaya de retrouver son lustre, le nouveau wali, Abdelkader Bouazghi, une fois installé, s'est attelé à lui consacrer tous les moyens humain et matériel notamment en matière d'amélioration de l'environnement. Les actions entreprises depuis l'an dernier au titre du projet de «Blida el Ourida» et auxquelles le mouvement associatif, les établissements et entreprises publiques et privés, se sont engagés, a permis non seulement au chef-lieu de la wilaya mais à plusieurs communes de reprendre les programmes abandonnés depuis des années concernant l'amélioration du cadre de vie, en matière d'électrification, de revêtement des routes, le ravalement des façades et la réhabilitation des espaces verts, où d'ailleurs, plus d'un million de plants de différentes espèces dont des milliers de rosiers ont été mis en terre. On ne manquera pas de souligner que ce vaste programme qui se poursuivra tout au long de l'année 2017, coïncide avec la célébration du 500ème anniversaire de la découverte de Blida par Sid-Ahmed el Kebir. Certes, la ville de Blida, est connue par ses vergers, ses jardins mais, aussi, par ses portes, dont chacune d'elle servait par le passé à l'entrée d'une cité ou à la sortie vers le centre-ville, c'est le cas de «Bab-Dzair» et de «Bab Rahba» qui donnent sur l'un des plus anciens quartiers populaire de la ville, il s'agit des «Ouled Sultan» appelé communément «Douirettes», qui, depuis a enfanté de nombreux talents dans les diverses activités. Si beaucoup de personnes estiment que le quartier El Djoun serait le plus ancien, celui des Ouled Sultan était déjà pour d'autres le noyau central de la ville de Blida, qui a existé bien avant l'arrivée de Sid-Ahmed el Kebir au début du 15ème siècle compte tenu du caractère architectural. D'anciens blidéens connaisseurs en matière de préservation du patrimoine confirment cette position et estiment que si les premières maisons du quartier d'El Djoun datent approximativement du 14ème ou du 15ème siècle, celles des Ouled Sultan seraient sans doute d'avant ou de la même période, car la conception des maisons et le tracé des ruelles ressemblent beaucoup à ceux de l'Andalousie. Avant l'arrivée de Sid-Ahmed el Kebir, les autochtones des tribus de Guelaï, Beni Misra, Beni Salah et Beni Messaoud étaient installées le long des ruisseaux et rivières en raison des commodités de l'eau et avaient pour habitation des tentes regroupées sous forme de Douar. Avec le temps, la petite ville a connu une urbanisation de ses quartiers. Qualifié aujourd'hui d'un des quartiers à forte densité d'habitants au chef-lieu de la wilaya de Blida, avec environ plus de 20.000 habitants, ce quartier situé à quelques encablures du centre-ville, n'est toujours pas classé en tant que patrimoine, même pas au plan national. Avec ses ruelles en forme de labyrinthe et ses maisons avec patio, qui ressemblent à ceux des Casbah d'Alger, de Dellys ou de Ghardaïa pour n'évoquer que celles d'Algérie, servaient beaucoup aux fêtes familiales. C'est ainsi qu'en période d'été les terrasses sont le meilleur moyen, notamment pour les jeunes, d'y passer la nuit à la belle étoile et aux femmes de se rencontrer et discuter sans être dérangées ou encore couvertes de leur haîk, elles pouvaient assister à des cérémonies de mariage ou de circoncision sans être reconnue. Cependant, au niveau de certains secteurs du quartier, des habitants, par nécessité, ont donné un autre cachet à leur demeure par le changement de décor à leur habitation en procédant à des constructions en hauteur, néanmoins certaines habitations par manque de moyens se sont dégradées avec le temps. Leurs murs se sont effritées, et leurs fondations fragilisées en raison des modifications apportées à la structure, ce qui a eu raison de leur cachet originel. Selon des spécialistes en architectures, les chambres des maisons étaient constituées de façon à entourer le patio disposé au centre de la maison. Cet espace à ciel ouvert désigné localement sous le vocable de «ouest dar» (qui veut dire littéralement le centre de la maison) est un legs encore préservé par plusieurs familles qui en font un point d'honneur de posséder une sorte de jardin à domicile. Une fois à l'intérieur de la maison, le visiteur est surpris par les plantes grimpantes serpentant le long des murs du patio à ciel ouvert où l'on trouve des vignes, du jasmin, el fel notamment et dont l'odeur pénétrante embaumait tout l'environnement. D'ailleurs, à ce jour dans la plupart des maisons individuelles, on aperçoit des citronniers ainsi que de nombreuses autres plantes ornementales liant l'utile à l'agréable. La vision actuelle des autorités locales est justement de faire réhabiliter ce cadre. D'ailleurs, le samedi 25 mars, marquant la Journée de l'arbre, a enregistré une forte participation de citoyens de l'ensemble des quartiers de la ville de Blida qui ont mis en terre plus de 286.000 plants de différentes espèces dont une grande partie de rosiers. Aujourd'hui le citoyen de Blida ne peut que s'enorgueillir des actions organisées au titre de «Blida el Ourida». De même, la plupart des visiteurs de passage sur le tronçon menant vers Chréa ou les gorges de Chiffa ou encore vers la capitale, se disent heureux de découvrir une ville propre, réellement fleurie et illuminée le soir. Dans ce contexte, il convient de souligner que plusieurs industriels de la région ont permis à cet effet la réhabilitation de nombreux espaces verts, places publiques et jets d'eau, à l'instar de Bab D'zair, Bab Rahba, Bab Sebt à la satisfaction des citoyens.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B M
Source : www.lnr-dz.com