Blida - A la une

«La relégation ne doit pas être la culture du club»



La JS Kabylie ne rafle pas ses trois points face à l'USM Blida. Mellal refuse de croire à une descente aux enfers. «Je suis un homme des défis», disait-il. Il qualifie de culture «cette relégation qui nous colle à la peau». Son entourage tente de rassurer par le discours.Pas sûr, disent les membres du nouveau directoire. Ils commencent à murmurer ses éventuelles victoires et défaites de ses adversaires et de ses poursuivants. «Il reste 13 rencontres, c'est encore jouable et surtout que Noureddine Saâdi, que nous connaissons très bien pour son professionnalisme, a signé un contrat de 4 mois puis on verra...» Ils imaginent le tableau et pronostiquent sur le reste des rencontres. Pour le président, le match face au Paradou AC est le plus déterminant... Cette ambiance semble ne pas trop déranger le président qui croit en la suite tout comme Noureddine Saâdi qui parle d'une pression et d'un excès d'excitation chez les joueurs. «C'est bizarre, le stade du 1er-Novembre n'est pas fait pour concrétiser le rêve du club donc de ses fans. Là n'est pas le problème mais comment éviter la trappe '» En attendant et à 48h de cette rencontre, le président de la JSK était l'invité de la chaîne télé Tamazight. Mellal, le nouveau président de la JSK, veut convaincre tout en étant sourd à ce qui ce qui se dit autour du club. «Seul, je ne réussirai pas. Ai-je besoin de le dire ' Chacun a une force extraordinaire qu'il peut apporter dans le nouveau visage du fonctionnement de notre club. Le spectacle mérite qu'on s'y intéresse en tant que tel». Ses messages qu'il multiplie depuis son intronisation à la tête de la JSK, sont ceux d'une mobilisation. Mais la réussite est synonyme de mobilisation de toute la famille kabyle, anciens et nouveaux joueurs. «Mon projet sera discuté, quitte à ce qu'il soit critiqué mais l'essentiel qu'il soit porté à la connaissance du public... Nous n'exclurons personne, notre stratégie doit être celle qui consiste à ne pas surtout négliger le comité des supports qui aura une place prépondérante dans notre plan d'action». Il refuse de s'enfermer dans un refus de dialogue dont le caractère absurde et irresponsable est de plus en plus intenable, malgré la complicité de certains qui refusent de faire des fans un sujet légitime. Ils méritent mieux. «Au moins qu'on les remercie d'offrir quelques secondes de pure fantaisie visuelle ? en même temps qu'ils s'offrent un moment de franche rigolade, de mettre sur le circuit une organisation représentative de supporters dignes de ce nom, sa mission, refléter la culture sportive... qui est chez tous les kabyles. Le président du comité se réunira avec le bureau, il donnera son avis, le supporter, c'est lui qui sera le chef d'orchestre... L'implication concertée et raisonnée des supporters dans la gouvernance de ce sport est importante». C'est-à-dire le dialogue et la prise en compte des aspirations des supporters, rien n'y est fait. Et pourtant la volonté de dialogue, gestion préventive de la sécurité... A cette allure, il faudrait croire, et pourquoi pas à la création des conditions d'un actionnariat populaire des clubs, permettant l'entrée au capital des supporters et leur représentation en leur sein. Cela est possible. L'autre sujet qu'il a abordé est celui de la confiance de son entraîneur. «C'est lui qui gérera l'équipe. C'est lui qui jugera s'il faut ou pas recruter de nouveaux joueurs, chacun aura une mission précise et il n'y aura pas de chevauchements entre les différentes structures... Son projet étant de contrebalancer tout ce que l'on entend depuis la dernière saison bien que celle-ci fut hautement critiquable sur certains de ses aspects. Aujourd'hui, l'objectif est de faire ramener la JSK à son niveau africain, ceci d'une part et de se mobiliser pour veiller à ce que ce club s'inscrit dans une continuité historique. Nous ne sommes pas ici pour créer une autre JSK, loin s'en faut, notre mission est de consolider cette image et de lui donner l'espoir de rêver à des lendemains heureux. Pourquoi ne serions-nous pas les détenteurs des trophées de cette année ' Il est vrai que nous projetons d'y arriver peut-être d'ici deux ou trois années, mais ce n'est pas chose impossible». Ainsi, s'écrit l'histoire de la JSK qui souhaiterait tourner sa plus mauvaise page et entamer une autre pour l'écrire avec une encre de couleur.
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