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La règle des 51/49% n'est pas contraignante



La règle des 51/49% n'est pas contraignante
Ni une proximité linguistique, ni un passé colonial ne réunit l'Algérie au Royaume- Uni, écrivait Lord Risby dans un article publié en 2011 dans le bulletin du parti conservateur britannique dans lequel il milite et dont il a été l'un des dirigeants, et de renchérir que l'Algérie était la «surprenante nouvelle amie» du Royaume. Lord Risby, qui avait effectué en novembre 2014 en Algérie, en sa qualité d'envoyé spécial du Premier ministre britannique qui avait lui-même visité notre pays en janvier 2013. Pour l'ambassadeur britannique à Alger, Andrew Nobles, «l'Algérie est un pays pourvu d'importantes opportunités économiques, aussi nous oeuvrons pour la mise sur pied d'un partenariat multisectoriel.» Cette déclaration a été faite jeudi lors d'une rencontre avec Riadh Amour, vice-président de la Caci (Chambre algérienne du commerce et de l'industrie) et néanmoins président de la Chambre d'industrie et de commerce (CIC) de Blida. Soulignant que son pays est «très intéressé par l'investissement en Algérie», l'ambassadeur a réitéré que la règle des 51/49% «ne représente aucunement une contrainte pour nous». Saluant la «coopération sécuritaire algéro- britannique», il a souligné que le «terrorisme ne peut freiner le développement économique auquel les deux pays aspirent.» Nobles a signalé que son pays s'emploie actuellement «à expliquer aux Britanniques ce qu'est l'Algérie du 21ème siècle», et ce dans une démarche diplomatique visant à «montrer aux Britanniques en général et aux investisseurs en particulier, la véritable image de l'Algérie».L'ambassadeur Nobles a également exprimé l'intérêt de son pays pour les «priorités contenues dans le programme quinquennal du gouvernement algérien», qui reflètent, a-t-il dit, «la détermination de l'Algérie à activer le développement économique, par l'élargissement et la diversification de l'investissement à d'autres secteurs hors hydrocarbures, avec d'autres pays». De son côté, le président de la CIC de Blida a appelé les opérateurs britanniques à investir à Blida, et tisser des relations économiques avec ses industriels, affirmant l'intérêt accordé, par l'Algérie, au «partenariat économique avec la Grande-Bretagne et pour l'expertise de ses opérateurs dans différents domaines». Il a, par ailleurs, insisté sur l'importance de l'organisation de l'enseignement de la langue anglaise au profit des industriels, car c'est une langue qui les aidera dans leurs négociations avec des partenaires internationaux.L'ambassadeur britannique a rencontré le président et les membres du Club des entrepreneurs et industriels de la Mitidja, englobant actuellement 1037 entreprises privées brassant un chiffre d'affaires global de 700 milliards de DA, et employant quelque 80.000 travailleurs.Le partenariat économique entre l'Algérie et le Royaume-Uni s'est illustré, ces dernières années par une augmentation substantielle des échanges commerciaux qui ont plus que triplé, pour passer de 1,6 milliard de dollars en 2010 à 6,7 mds en 2013, principalement dans le domaine de l'énergie pour le moment, soit une croissance de près de 300%.


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