Les opérateurs et industriels locaux demeurent durement confrontés à la dure réalité du terrain, notamment les problèmes et tracasseries liés à l'environnement lorsqu'il s'agit d'opération d'exportation de leurs produits.
C'est l'impression qui ressort de la journée d'information, organisée à l'Hôtel militaire par la Chambre de commerce et d'industrie de la Mitidja, portant sur les exportations hors hydrocarbures, avec la participation des administrations et directions concernées et des opérateurs exportateurs.Ces derniers ont pointé du doigt les organismes d'accompagnement et de promotion des opérations d'exportation en matière de communication, de marketing, d'organisation et de prise en charge, notamment à l'occasion des foires. «Sur ce point, les opérateurs des pays voisins sont mieux outillés que nous, et prennent une avance considérable sur nous en Afrique», nous dit un exportateur qui réclame un changement de conduite et de mentalité si l'on veut réussir et arracher notre part de marché, surtout en cette période cruciale dans les relations internationales. Intervenant dans le débat, le directeur régional du commerce a noté qu'il y a un dysfonctionnement et de coordination dans l'application des textes qui existent en constatant qu'il y a double mouture.
D'un côté, on dispose d'un cadre adéquat sur le plan des textes, et de l'autre il y a un manque de coordination et de compréhension sur l'application et le suivi des textes. Pour lever ces contraintes, il a appelé opérateurs et représentants des organismes d'accompagnement à s'asseoir ensemble pour débattre des problèmes posés et leur trouver des solutions, pour permettre à l'opérateur de disposer de tous les atouts dans toutes les phases des opérations d'exportation.
La rencontre de Blida a également mis l'accent sur la nécessité de mieux cerner les contraintes extérieures, dont l'adhésion de l'Algérie à l'OMC qui demeurent un handicap sérieux dans le développement et la promotion des exportations. «Comment voulez-vous qu'on exporte nos produits à des meilleurs conditions, tout en étant en marge des cadres de l'OMC», a relevé un spécialiste du commerce extérieur. «Il faut créer une véritable tradition pour la promotion des exportations, notamment en direction des missions économiques auprès de nos ambassades et également encourager l'existence de coursiers et coaches, et pourquoi pas un ministère du Commerce extérieur», a proposé un opérateur économique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Brahim B
Source : www.elwatan.com