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L'ARBA: Population cherche hôpital désespérément



La daïra de L'Arba, située à un peu plus de 30 kilomètres du chef-lieu de la wilaya, compte près de 120.000 habitants mais ne possède aucune structure hospitalière digne de ce nom pour accueillir les personnes malades, sauf trois polycliniques, dont deux sont fermées vendredi et samedi, et les médecins spécialistes ne reçoivent qu'un jour par semaine, ne pouvant donc aucunement arriver à satisfaire la très forte demande. Dernièrement, un citoyen s'est insurgé contre le fait qu'il n'y avait qu'un médecin de garde au niveau de la polyclinique centrale, submergé par les patients qui attendaient dans les couloirs et ne pouvant presque rien faire pour la plupart d'entre eux par faute de moyens et de services spécialisés. Le citoyen en question avait ramené sa mère qui s'était brûlée au 2ème degré au niveau des mains et s'est étonné qu'il n'y ait qu'un médecin généraliste qui a essayé de la soulager pour l'envoyer vers un hôpital spécialisé à Blida ou à Douéra.Pourtant, il y a de cela près de 10 années qu'un ministre de la Santé qui effectuait une visite de travail au niveau de cette daïra avait promis un hôpital de 240 lits après que le directeur de l'EPSP de l'époque, Dr Mohamed Abdelhak Zitouni en a fait la demande. La promesse est demeurée au même stade à ce jour malgré les différents rappels faits par les citoyens et les engagements pris par les responsables (walis ou ministres) qui se sont succédé. Il y a lieu aussi de rappeler que l'hôpital Z'mirli ne se trouve qu'à une quinzaine de kilomètres de L'Arba mais il est situé dans la wilaya d'Alger et les patients de la wilaya de Blida n'y sont admis que s'ils ont des connaissances ou qu'ils soient dans un état si grave qu'ils ne peuvent être renvoyés. Les autres doivent se diriger vers Meftah où la plupart des spécialités sont inexistantes ou à Blida, ce qui nécessite un voyage de plus d'une heure pour arriver au CHU Frantz Fanon, à condition aussi de posséder un véhicule. En 2016, il était question de construire un hôpital Mère et Enfant sur un terrain qui demeure toujours inoccupé, mais là aussi rien n'a été fait et l'hôpital en question a été réalisé à Boufarik où il y a déjà un hôpital qui date de l'ère coloniale. Quant aux trois polycliniques, outre le fait qu'elles ne peuvent offrir tous les soins aux malades de la région par manque de spécialistes et de moyens, elles font face à une demande qui est vraiment trop élevée par rapport à leurs capacités, ce qui fait apparaitre les passe-droits, les disputes et, surtout, la fatigue et le stress chez les médecins qui ne peuvent plus prendre en charge ce nombre impressionnant de malades. Il est donc temps de combler ces lacunes, surtout avec la réalisation de près de 10.000 nouveaux logements à Meftah, à ajouter aux 3.500 à Sidi Hamed et 3.000 à L'Arba qui ont accueilli autant de familles originaires de la wilaya d'Alger et qui viennent donc s'ajouter aux habitants déjà en place. Les terrains existent et il n'y a que la décision salvatrice qui est attendue pour éviter des souffrances inutiles à des milliers de malades et de blessés qui doivent parcourir des dizaines de kilomètres pour se faire soigner, avec tous les risques que cela comporte.
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